27 mai 2012

Château de Montreuil-Bellay, Pentecôte 2012

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Cliquer sur les photos pour les agrandir

                               Montreuil-Bellay, ville close de l'Anjou
                                            (Archives Michel Mercier)

                       Les îles du Thouet au pied de l'ensemble castral
                                          (Archives Michel Mercier)

Du Thouet au Thouet via le château, panoramique de 250 °...  
        (Photos Jacques Sigot)           
               



 


                                           Le Château Neuf vu de l'ouest
                          avec deux de ses grosses tours du XIIIe siècle.




25 mai 2012

Les collégiens de Beaufort sur le site du camp

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Depuis plusieurs années déjà, des professeurs des classes de 3ème du collège Molière de Beaufort-en-Vallée ajoutent à leur programme l'histoire du camp de concentration de Montreuil-Bellay pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ils accueillent en premier dans leur établissement, pour une conférence, Sandrine Renaire, présidente de L'AMCT (Les Amis du Camp Tsigane de Montreuil-Bellay) et petite-fille d'anciens internés.
Puis ils organisent des sorties sur le site, comme ce vendredi 25 mai.

Jean-Richard et Jacques Sigot, les deux vice-présidents de l'AMCT, les accueillent. 
C'est tout d'abord, devant la maquette du camp, le rappel historique des principaux internements, de Républicains espagnols qui, hiver et printemps 1940, ont été obligés de participer, surveillés par des militaires, à la construction de l'usine de guerre, pour ne pas être refoulés dans l'Espagne franquiste. Ce devait être une poudrerie, mais elle n'était pas terminée quand les Allemands entrèrent sur le territoire de la commune de Montreuil-Bellay le 21 juin... Les derniers internés furent, de janvier à novembre 1945, des civils allemands raflés dans l'Alsace et la Moselle reconquises, et déportés à Montreuil-Bellay comme otages. 
Mais ce furent surtout des nomades (Mânouches, Gitans, Roms, Yénishs) qui, de novembre 1941 à janvier 1945, restèrent le plus longtemps derrière les barbelés électrifiés de la route de Loudun.

Les deux animateurs expliquent les ruines des anciens bâtiments, avec surtout la visite de la prison souterraine, le seul vestige intact de l'ancien camp. Elle a même conservé sa porte d'origine et des barreaux de fer à l'un de ses deux soupiraux.

Trois camionnettes de Mânouches, de passage sur la route qui longe le site, klaxonnent les collégiens. Hommage à la reconnaissance, par de jeunes Français, d'une histoire longtemps occultée.

                                              Les collégiens et leur guide sur le toit de la cave/prison.
                                                                        (Cliquer sur la photo pour l'agrandir)

Le site du collège Molière de Beaufort-en-Vallée
http://www.collegemoliere.lautre.net/

14 mai 2012

Montreuil-Bellay en 1926


Vient de m’être donnée une coupure de journal avec un précieux article d’André Hallays décrivant ma petite ville de Montreuil-Bellay, et principalement son ensemble castral. J’ignore le titre du journal et quand a été publié cet article. Pourtant, au verso de celui-ci, une publicité me permet de supposer son origine – presse parisienne – et une date approximative de sa parution : été 1926. En effet, j’y découvre les lignes suivantes : Train spécial à prix réduit pour Fontainebleau, Thomery et Moret. Pour favoriser les excursions dans la région de Fontainebleau, la compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée met en marche, tous les dimanches, jusqu’au 19 septembre 1926, un train spécial à prix réduit
Voici cet article en son entier avec le dessin qui l'accompagne.

Cliquer sur les illustrations pour les agrandir.


Notre France

Montreuil-Bellay

De mon excursion à Montreuil-Bellay, j’ai rapporté le souvenir d’un beau château, d’un site charmant, de vieilles peintures très précieuses et de quelques historiettes propres à intéresser les balzaciens. D’ailleurs, c’est le charme de toutes les promenades en France que ce pêle-mêle d’impressions variées, ce divertissement alterné des yeux et de l’imagination : l’histoire, évoquée par l’élégante tourelle qui surgit au faite du coteau chargé de verdure et de fleurs, le paysage entrevu dans le cadre que lui dessine la croisée d’un vieux logis, le murmure du passé mêlé au chantonnement des rivières sinueuses et au frémissement des peupliers, les longues routes égayées de belles ruines, de vallées ombreuses et d’anecdotes imprévues.

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Une ceinture de vieux remparts enveloppe Montreuil-Bellay. Des grosses tours à bossages encadrent la porte du bourg, qui apparaît blanc, propre et fleuri derrière ses lourdes murailles. Quelques jolies maisons de la Renaissance se détachent parmi les constructions modernes. Les jardinets débordent de roses. Des lauriers touffus décorent la cour de petites auberges. Sur le coteau escarpé, au pied duquel coule le Thouet, se dresse le château ; ses murs et ses tours font partie des défenses de la ville.
Du vieux château féodal, il reste peu de chose. La barbacane à double porte, les tours massives de l’entrée, le sombre logis des hommes d’armes, voilà les seuls débris de la citadelle du moyen âge. Le château neuf date de la seconde moitié du XVe siècle. Ces tours élégantes, ce joli promenoir qui suit les terrasses, ces petites tourelles effilées, c’est l’aube de la renaissance. La recherche de la beauté, la passion de la vie ont transformé la vieille forteresse.
Elle a la grâce un peu maniérée de cette époque indécise et charmante, la vieille collégiale du château, devenue maintenant la paroisse du bourg. Décors de feuillages et de choux frisés, niches ajourées, nervures prismatiques, fenêtres trilobées, on y trouve toute l’ornementation du flamboyant, un peu simplifiée par le vandalisme des hommes et les injures du temps. La nef est superbe, d’un jet vif et puissant.


Revenons à la cour du château. Voici les vieilles cuisines dont le seul aspect évoque l’idée de formidables ripailles. Elles ont trois cheminées : deux qui se font face, accolées aux murailles, et une troisième au centre de la salle. Le foyer de cette dernière est placé sous une haute pyramide de briques ; on y ferait rôtir des brochettes de moutons.
A côté des cuisines, appuyé au mur d’enceinte, s’élève un châtelet en forme d’équerre, avec quatre petites tours rondes à demi engagées dans la construction. Les fenêtres ont leur double meneau. Les lignes des toitures sont d’une délicate simplicité. Rien ne saurait rendre l’élégance de ce petit logis qui servit, dit-on, d’habitation aux chanoines de la collégiale.
L’édifice principal est le fragment d’un château inachevé. De la muraille qui, provisoirement, fermait la construction vers l’est, on a fait une sorte de façade et, sur ce pignon, l’on a ouvert des fenêtres surmontées d'arcatures fleuries. Regrettons un peu ces fenêtres importunes, mais sans trop y insister : les vieux châteaux sont mieux conservés lorsqu’ils continuent d’être habités, mais encore faut-il qu’ils soient habitables pour les hommes d’aujourd’hui ; d’ailleurs, Montreuil-Bellay semble entretenu avec goût et intelligence…
Dans la chapelle domestique du château, nous avons la vision la plus parfaite et la plus claire de cet âge charmant de l’art français que fut la fin du XVe siècle…
« A gauche de la chapelle est un petit bosquet avec un jardin fruitier. Ce terrain est en forme de pointe de chemise et peut contenir un demi-arpent. Ce jardin a une galerie qui règne sur la rivière avec des tours en cul-de-lampe et crénelées qui font un assez bel effet au-dehors par leur propreté et leur élévation. Cette galerie a aussi été découverte il y a environ quarante ans. »
Cette description date du XVIIIe siècle (*). Rien n’a été depuis modifié en cet endroit.


On accède à ce promenoir par une jolie tour d’escalier aux fines balustrades. Par l’embrasure de chacun des créneaux de la galerie, le regard plonge dans la vallée du Thouet. Jusqu’à la rivière, un flot de ronces et de verdures ruisselle sur des décombres de terrasses et des ruines de murailles. Le Thouet se divise par des îlots plantés de saules et de peupliers, et ses eaux paresseuses dorment sous les nénuphars d’or. Ça et là émergent les débris d’un pont très ancien. Au milieu d’un jardin aux frondaisons désordonnées, se cachent les pans de mur et l’abside à demi écroulée de l’église romane d’un prieuré de bénédictins. Sur l’autre rive, le coteau s’élève par une inclinaison plus molle vers les champs et la forêt.

(*) Description rédigée vers 1760 par les ordres du duc de la Trémoille lorsqu'il fit l'acquisition de la baronnie de Montreuil-Bellay.
- En dehors de la lithographie et de la photographie ancienne, clichés de Jacques Sigot.


Photo ancienne correspondant au dessin (DR)

Le même site, hiver 2005...

et le 25 mai 2012.

Montreuil-Bellay 1926 
en images d'aujourd'hui...

L'ensemble castral au XIXème siècle
Lithographie de Thomas Drake (1818-1895) 

Photographié le 25 mai 2012.


En maintenant sur les pas d'André Hallays...


Une ceinture de vieux remparts enveloppe Montreuil-Bellay.

Des grosses tours à bossages encadrent la porte du bourg.
Voir : Dossier sur les bossages


Quelques jolies maisons de la Renaissance...


Sur le coteau escarpé... se dresse le château ;
ses murs et ses tours font partie des défenses de la ville.
Voir : Le château de Montreuil-Bellay

 La barbacane à double porte...

Les tours massives de l'entrée...

Le château neuf date de la seconde moitié du XVe siècle.

... la vieille collégiale du château, 
devenue maintenant la paroisse du bourg.

La nef est superbe, d'un jet vif et puissant.

Ce joli promenoir, qui suit les terrasses... 

On accède à ce promenoir 
par une jolie tour d'escalier aux fines balustrades.

Voici les vieilles cuisines... 
Le foyer... est placé sous une haute pyramide de briques... 

... un châtelet en forme d'équerre, 
avec quatre petite tours rondes 
à demi engagées dans la construction. 

Le Thouet se divise parmi des îlots plantés de saules et de peupliers.
Voir : Le Thouet à Montreuil-Bellay

Çà et là émergent les débris d'un pont très ancien.


... et l'abside à demi écroulée de l'église romane 
d'un prieuré de bénédictins. 
Sur l’autre rive, le coteau s’élève par une inclinaison 
plus molle vers les champs et la forêt.

Merci de votre visite...


Dans l'abside de l'ancienne église paroissiale
ce chapiteau des 2 langues, tout un programme...
la sagesse médiévale :
Ce que l'on pense et ce que l'on dit...
Alors, méfions-nous de ce l'on nous dit...
Vous voilà prévenus !

9 mai 2012

Valérie Trierweiler et Montreuil-Bellay

Le 25 avril 2012, le quotidien Ouest-France publiait plusieurs articles sur Valérie Trierweiler. Dans l'un d'eux, elle évoquait la petite ville angevine de Montreuil-Bellay, à une quinzaine de kilomètres au sud de Saumur, baignée par la rivière du Thouet, affluent de la Loire.

Je souhaite reposer à Montreuil-Bellay
C'est de là que vient ma famille maternelle. J'y ai beaucoup de souvenirs, de bons souvenirs. Nous y allions en vacances quand nous étions enfants. Plus tard, j'y ai acheté une petite maison où j'ai passé des étés heureux. Mais je ne l'ai plus. Je n'y ai plus de famille non plus. C'est pourtant un lieu auquel je suis très attachée. J'y ai été baptisée, je m'y suis mariée. Et c'est là où je souhaite être enterrée.

La petite maison de Valérie Trierweiler 
vue du pont Napoléon sur la rivière du Thouet.


Le port Sainte-Catherine au bas du jardin.


Mariage tsigane à Montreuil-Bellay en 1885


Mariage romantique des Zingares (Zingari) Koushites

en 1885 à Montreuil-Bellay

 

Le mariage Zingare koushite selon Alphonse-Louis LALLY 
Voici, selon l'ordre chronologique, comment s'est déroulé le mariage dans le roman d'Alphonse-Louis LALLY, Hakkini Bougouri, 1930.



Danse de Tsiganes dans le pré
Photographie tirée du livre Sur les traces des derniers nomades, Hachette, 1962
 
Au cours d'une partie de pêche organisée, le père de la prétendante mis au fait des volontés conjointes  de son fils adoptif, un gadjé récupéré sur la route, et de sa fille de s'unir, rappelle à son futur gendre les valeurs morales inhérentes à un bon mariage et interroge le jeune homme sur son aptitude à construire un foyer heureux.
Cette formalité réalisée, le père autorise le soir même le Baiser des fiançailles devant le clan assemblé. "Ce baiser vous liera pour jamais et l'infidelité à la foi jurée chez nous est toujours sévèrement punie." Page 82
Les fiançailles durent 12  mois. Période durant laquelle Hakini, le prétendant doit aider la jeune femme Maïne, au surnom de la Zoraiya (étoile du matin), à se garder sans reproche et sans tache.
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Les 12 mois se sont écoulés lorsque le douze juillet 1885, le mariage se prépare à Montreuil-Bellay (49).
Les roulottes sont arrivées la veille et se sont installées dans un pré que les Zingares Koushites connaissent. De bon matin, le brigadier de gendarmerie Mignot est dépêché pour contrôler que l'installation est en règle. Et en effet, les Bohémiens avaient acquitté le prix de leur location de 50 francs au propriétaire du pré. Le brigadier apprend en outre que les 40 roulottes sont réunies pour les célébrations d'un mariage.
Tout le monde s'active pour nettoyer le harnachement des "chevaux enrubannés ou fleuris". Le nettoyage des roulottes, disposées en arc de cercle non tendu parallèlement à une haie vive, est du ressort des femmes.
Une délégation qui comprend le futur mari, se rend en ville (Saumur) pour acheter "la pâtisserie et les liqueurs".
Les cadeaux pour  les mariés :
- la roulotte des mariés, cadeau du chef et père de la mariée.
- le mobilier, offert par la "mama",
- un cheval offert par le fils aïné du chef, le beau-frère Képens,
- le trousseau ainsi que les bijoux offerts par la tante de Maïne,
- la toilette nuptiale et les couverts en argent apporté par les cousines dont Mina,
- Fleurs et parfums "indispensables à tout mariage Zingare" du fait de la cousine Michaëla,
- 500 pistoles en or des proches parents.

De jeunes filles décorent la roulotte nuptiale "présumé tombeau de la vertu de la Zoraïya". "La main des vierges ayant seule qualité pour placer les plantes décoratives et les fleurs". Page 126
Les plantes décoratives : lierres, buis, houx, oeillets blancs, roses trémières.
La mariée a pris un bain prolongé dans la rivière. Les coiffeuses "débroussaillent la masse capillaire qui sèche sur ses épaules et jusques à terre."
Le soir vient, puis la nuit. Le son du cor retentit soudain. C'est la vieille Hogar, la doyenne du groupe, qui, juchée sur le toit de sa roulotte, invite chacun à se rapprocher des tables.
Les serveuses distribuent fourchettes, plats de fer battu, gobelets d'étaim, chauteaux de pain.
L'épouse apporte à l'époux les éléments du premier service à eux destinés. La coutumes permet à la femme de manger avec son mari les soirs d'épousailles zingares.
"Les célibataires, les veufs, les isolés sont servis par celle qui n'ont pas ou plus charge d'époux."
Le repas a alors lieu. 

 A la fin, "une minute de profond recueillement" réunit les participants, et, sur un signal donné par le chef, l'hymne istarien est entonné.
- A l'épouse, il est rappelé à la mariée que celle-ci doit obéissance, fidélité, dévouement à son époux.
- Au mari, chef de la nouvelle famille, "il est recommandé d'aimer, de protéger, de guider dans le dur sentier de vie" la nouvelle mariée.
Une fois l'hymne terminé, les assistants se lèvent et un long cri de "longue et heureuse vie aux enfants de Marius "(chef du clan), retentit par 3 fois.
Le soleil se lève. La musique est proposée aux convives. Les instruments se composent comme suit : violons, violoncelles, cithares, flûtes, une harpe, un basson.
Les mariés ouvrent la danse en compagnie des témoins.

A minuit, c'est le Coucher de la mariée, "dernière et significative phase des noces zingares".
Les proches des époux se dirigent vers la roulotte nuptiale dont ils gagnent le balcon, afin de préparer "l'Appel de l'épouse à l'époux".
Avant de monter l'escalier vers sa future demeure, la mariée demande à son père "la permission de monter". Le père refuse puisque cette roulotte a été construite pour accueillir un couple et non une personne seule. La mariée supplie alors et s'en remet à Ishtar : c'est pour se préparer et appeler son époux. Le père obtempère alors, s'en remettant également à la déesse.
Parvenue en haut de l'escalier, on aide la Zoraïya à venir à bout du symbolique ruban bleu jusqu'à ce qu'il cède et qu'elle puisse pénétrer à l'intérieur de la roulotte.
Maïne, "suivie de sa mère" entre enfin chez elle. Les autres rejoignent les parents proches et attendent "l'apparition de l'épouse au balcon de sa demeure fleurie".
La mère, à son tour, abandonne la jeune mariée.
La mariée apparaît vêtue d'un "léger vêtement d'amour", mousseline ou tulle transparente qui voile à peine les beautés de la vierge.
"Avançant sur ses babouches, logeant ses pieds nus et parfumés, la belle Zoraïya lentement détache l'autre ruban bleu qui lui ceint la taille et qui crie sa vertu". Elle le roule sur son doigt, puis le laisse tomber à ses pieds.
La jeune Koushite dit à tous qu'elle attendait l'amour.
Le marié souhaite ensuite la bonne nuit à tout le monde...

Une curiosité montreuillaise : une locomobile


La belle locomobile de Fernand Reclu

Après avoir passé le pont, vous escaladez la rampe pour aller vers Doué-la-Fontaine ou Angers ; sur votre droite, au numéro 154, une curieuse scène au-dessus de la porte.

En 1901, l’immeuble appartient à Fernand Reclu qui demande à un certain Lecocq de lui sculpter cette étrange machine
Intrigué, j’allai interroger son fils Albert, en février 1987. Ce pourrait être à première vue un tracteur tirant une charrue, mais c’est plutôt une locomobile utilisée pour arracher les ceps de vigne que l’on veut supprimer. Plus exactement une défonceuse, les roues arrière de la locomobile n’étant pas motrices, comme ici.
Nous sommes à la fin du XIXème siècle, et plus de la moitié du vignoble français est dévasté par le phylloxéra, minuscule puceron que les Américains nous en envoyé vers 1860, comme ils nous avaient déjà offert l’oïdium dix ans auparavant. En 1884, quelque 67 départements sont atteints, 1.300.000 hectares de vignes détruits. Un déficit annuel évalué à 400 millions de francs-or. Quand on s’aperçoit que, greffé sur des plants américains immunisés, le cépage indigène résiste, on commence à reconstituer tout le vignoble national.


La photo qui a servi de modèle.

C’est alors que Fernand Reclu achète son énorme machine en Angleterre. Il me la décrit : Elle se compose de trois parties : la machine à vapeur propre-ment dite, avec sous le ventre une poulie autour de laquelle s’enroule un gros filin d’acier, est stationnée en travers à l’extrémité du champ ; un fourgon, avec une autre poulie, reste à l’autre extrémité du champ ; entre les deux, tirée par un câble, une puissante charrue creuse le sol jusqu’à 80 centimètres de profondeur ; la charrue, rappelée par le câble, retourne au fourgon sans travailler ; puis l’on recommence. Sur la route, le fourgon sert à transporter les briquettes de charbon et l’huile.
A Montreuil, il y a les trois frères Reclu, et à Brossay, les cinq frères Falloux. Cela avait du bon et du mauvais, m’explique Roger Falloux, le fils de Jules. Creuser aussi profond arrachait toutes le vieilles racines, mais en même temps, tous les cailloux et l’argile remontait à la surface. Aujourd’hui, on va beaucoup moins creux. Les Falloux défonçaient le terrain et replantaient, travaillant au forfait avec garantie de reprise. Pour se payer, ils se réservaient parfois les six premières années de récolte. En réalité trois, parce que la vigne ne produit que la quatrième année.
La défonceuse de Fernand Reclu est toujours là, figée dans le tuffeau, plus d’un siècle après…

24 avr. 2012

Jacques Sigot Bibliographie


Ouvrages

* Ma ville entre les Bleus et les Blancs - La Bataille de Montreuil-Bellay, le 8 juin 1793
 éd. Hérault ; 1982.
-  Les guerres de Vendée à Montreuil-Bellay. (Epuisé).

* Poèmes d’un temps, éditions Hérault – Maulévrier ; 1982. Edition hors commerce.

* Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1945
éd. Wallâda ; 1983.
            - Prix Romanès 1984
            - Prix du Salon français du Livre régional.

 

Rééditions :
* Ces barbelés oubliés par l’Histoire - Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1945, éd. Wallâda et Cheminements ; 1994. (Epuisée)

* Ces barbelés que découvre l’Histoire - Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1946, éd. Wallâda ; mars 2010. (Retirée de la vente)

* Des barbelés que découvre l’Histoire - Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1946, éd. Wallâda ; avril 2011.
Cliquer sur le titre pour plus de renseignements.


 

* Historique des Mairies de Montreuil-Bellay - 1622-1989, éd. de la Houdinière ; 1989.
- Ouvrage publié sous forme de photocopies qui ont été reliées. Consulter en bibliothèque.

* Chroniques de Montreuil-Bellay et d’ailleurs, 1983-1990¸ éd. de la Houdinière ; 1993 ; articles de presse rassemblés par thèmes (390 pages). Consulter en bibliothèque.

* Automne 43 - Aux portes de l’enfer - Montreuil-Bellay, Doué-la-Fontaine, Saumur, éd. de la Houdinière ; 1993.
- La vie, l’arrestation et la mort d’un réseau de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. (Epuisé)

* Chronique de guerre d’une petite ville d’Anjou - Montreuil-Bellay 1939-1945, éd. CMD ; 1994.
- Montreuil-Bellay tout au long de la Seconde Guerre mondiale. (Epuisée)

* La boule de fort, éd. CMD ; 1994.
- Le jeu de la Boule de Fort et la vie des sociétés en Anjou. Album illustré. (Epuisée)

* Le procès de Marcel Petiot, Le bon docteur de la rue Le Sueur ; éd. CMD ; 1995.

* France : 1939-1946. L’internement des Tsiganes. Numéro spécial Etudes Tsiganes n° 2/1995.

* A la découverte des noms des rues de Nantes, éd. CMD ; 1996 ; co-auteur : Jean-Pierre Rault.
- L’histoire des noms des 2.800 rues de la ville de Nantes.

Additif
* Découverte Les Noms des Rues de Nantes, éd. CMD ; 1999.
- Rédigé à partir des courriers des lecteurs.

* Nantes. Le Transbordeur, éd. CMD ; 1996.
- L’histoire du pont à transbordeur de Nantes démoli en 1958. Album illustré.

* Montreuil-Bellay. Le nom des rues et des places, éd. CMD ; 1996.
- Historique de tous les noms de rue de Montreuil.

* Nantes. 1935-1965. Trente ans de photographies de René Perdriau, éd. CMD ; 1998.
- Nantes vue par René Perdriau et des témoignages de l’époque, essentiellement des articles de presse..

* Charente-Maritime. Le Transbordeur de Rochefort, éd. CMD ; 1998.
- L’histoire du pont à transbordeur du Martrou, restauré et toujours en service l’été. Album illustré.

* Saumur par Célestin Port¸ Album illustré ; éd. CMD ; 1999.

* La Dive et son canal, Album illustré ; éd. CMD ; 1999.

* Doué-la-Fontaine, Album illustré ; éd. CMD ; 2000. Cartes postale de Jean Guilbaud.

* Le Maine-et-Loire  par Célestin Port¸ Album illustré ; éd. CMD ; 2001.

* La Résistance sacrifiée, un réseau Buckmaster en Anjou, Geste-Editions ; 2002.
- Historique d’un réseau de résistants dans le Montreuillais et le Douessin. Arrêtés en septembre et octobre 1943, la plupart des hommes sont morts dans les camps nazis.
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* Une catastrophe ferroviaire, Montreuil-Bellay le 23 novembre 1911, Geste-Editions ; 2003.
- Un pont sur le Thouet en crue s’étant effondré, le convoi a été précipité dans la rivière. Cet événement eut à l’époque un impact considérable, jusqu’au plan national.

* Montreuil-Bellay, Mémoire en images, Editions Alan Sutton ; 2004.
- L’histoire et visite de Montreuil-Bellay en cartes postales anciennes. (Chez l’auteur)

* Il était une fois… La Boule de Fort, Indri éditions ; 2007.

* Angers d’antan, à travers la carte postale ancienne, HC éditions ; 2007

Réédition
* Angers d’antan, à travers la carte postale ancienne, HC éditions ; 2010

* Chroniques de Montreuil-Bellay et d’ailleurs, 1991-2009, éd. de la Houdinière ; 1993 ; articles de presse rassemblés par thèmes (265 pages). Consulter en bibliothèque.

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Brochures


* Fils du vent et barbelés - L’internement des Tsiganes en Mayenne pendant la Seconde Guerre mondiale, L’Oribus, numéro spécial n° 29 ; avril 1989.

* Montreuil sur Scène (Théâtre), éd. de la Houdinière, 1991.
- Pièce de théâtre sur l’histoire de Montreuil ; interprétée dans les rues de Montreuil lors d’un festival. (Consulter en bibliothèque).

* Promenade nostalgique - l’île d’Oléron, éd. CMD ; 1994.
- Histoire de l’île et promenades. (Chez l’auteur)

* Le procès de Marcel Petiot - le bon docteur de la rue Le Sueur - 1946, éd. CMD ; 1995.
- La vie et la mort de ce docteur qui tuait ses patients sous le prétexte de les aider à émigrer en Amérique du Sud pour échapper aux Nazis.

* Ile de Ré. L’âne en culotte, éd. CMD ; 1996.
- Etude historique et touristique de cet âne culotté.

* Montreuil-Bellay - La Grange à dîme, éd. CMD ; 1997.
- Historique de cette grange dîmière construite au XVe siècle et restée intacte.

* Foulque Nerra, éd. CMD ; 1998.
- Album illustré pour les enfants.

* Montreuil-Bellay, Ville close de l’Anjou, éd. De la Houdinière ; 2011. Très illustrée. 36 p.


* Montreuil-Bellay. La catastrophe ferroviaire du 23 novembre 1911.
éd. De la Houdinière ; 2011. Très illustrée. 36 p.

* Montreuil-Bellay. Le camp de concentration de la route de Loudun,
éd. De la Houdinière. Très illustrée. 36 p.

* Le Thouet et son cours angevin, éd. De la Houdinière ; 2012. Très illustrée. 40 p.

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Dans des revues (Liste non exhaustive)

* Un bâtiment appelé « La Seigneurie », in Revue Archéologique et Historique de l’Anjou, n° 1 ; 1984.

* Montreuil-Bellay, in Angers Accueil, n° 49 ; mai – juin 1985.

* Cholet Accueil à Montreuil-Bellay, in Cholet Accueil, n° 38 ; janvier à mars 1986.

* Des barbelés pour les Tsiganes de la Mayenne pendant la Seconde Guerre mondiale,
in L’Oribus, n° 22 ; décembre 1986.

* Le camp d’internement d’Avrillé-les-Ponceaux, in Le magazine de la Touraine, n° 28 ; octobre 1988.

* Témoignage sur les camps, in Gavroche n° 43 ; janvier-février 1989.

* Le pain de la Révolution, in Gavroche n° 45 ; mai 1989.

* Tableaux d’une Révolution (Théâtre), éditions de la Houdinière, in Clef 89, Comité Liberté Egalité Fraternité, Maine-et-Loire, ; 1989.
            - Pièce en 7 tableaux et une chanson interprétée sur le port Sainte-Catherine le 14 juillet 1989 à l’occasion du bi-centenaire de la révolution française.

* Scène ordinaire de la Guerre de Vendée : la Bataille de Montreuil-Bellay le 8 juin 1793, in Gavroche n° 68 ; mars 1993.

* Cinquantenaire : Les indésirables de Montreuil-Bellay, in L’Anjou n° 28 ; mars 1995.

* Du Pré-Pigeon à Auschwitz - Les lettres poignantes de Juliette, in L’Anjou n° 29 ; juin 1995.

* Mai 1940. A bord d’un train sanitaire, in Gavroche n° 96 ; novembre 1997.

* Alphonse Toussenel (1803-1885) anti-colonialiste et socialiste utopiste,
in L’Anjou Laïque n° 66 ; avril 2003.

* Montreuil-Bellay (1940-1945), un camp de concentration qui ne veut pas dire son nom,
in L’Anjou Laïque n° 67 ; janvier 2004.
Nombreux articles dans les revues Etudes tsiganes ; Le Monde Gitan ; Gavroche ; etc.

* Montreuil-Bellay : la mémoire tsigane, in 1944, la région opprimée, la région libérée ; Hors série La Nouvelle République ; mai 2004.

* Un camp d’isolement à Montsûrs (Mayenne), in La Mayenne en guerre, 1939-1950,
in Ouest France Hors-série n° 1006 ; juin 2004.

* Tsiganes et barbelés, in Le Maine-et-Loire en guerre, 1939-1950, Ouest France Hors-série n° 1006 (juin 2004).

* La prieuse des morts de Montreuil-Bellay, in L’Anjou Laïque n° 69 ; juillet 2004.

* La non libération des Tsiganes en 1945, in L’Anjou Laïque n° 72 ; avril 2005.

* Un républicain sous l’empire, Félix-Jean Guillot, médecin de l’hôpital de Montreuil-Bellay, in L’Anjou Laïque n° 73 ; juillet 2005.

* Un communard montreuillais, Gaspard Félix Guillot, créateur de l’Ecole Dentaire de Lyon, in L’Anjou Laïque n° 74 ; octobre 2005.

* Baptême de la promotion Sous-lieutenant Jean Danais (P1934), in Arpète toujours, La revue de l’A.E.T.A. n° 77 ; mars 2006.

* Le Transbordeur de Rochefort, in Le Picton n° 179 ; septembre octobre 2006.

* Dans un camp pour Tsiganes 1942-1945 : Trois ans avec les voleurs de poules
in Gavroche n° 150 ; avril à juin 2007.

* Léger-Marie Deschamps (1716-1774) dit Dom Deschamps, moine philosophe,
in L’Anjou Laïque n° 80 (avril 2007) et n° 81 ; juin 2007.

* Les Ponts à transbordeur, in Chasse-Marée, n° 201 ; décembre 2007.

* Rroms, Tsiganes, « Gens du Voyage », in Le Tigre n° 28 ; novembre-décembre 2008.

* Un camp pour les Tsiganes à Poitiers, in Le Picton n° 2004 ; novembre 2010.

* La Seconde Guerre mondiale en grands déplacements,
in Sens Dessous n° 9 ; novembre 2011.

* Des camps pour les Tsiganes ? in Actualité de l’Histoire n° 7 ; avril 2012.



Ouvrages collectifs


* L’internement des Tsiganes en France. 1939-1946, Etudes Tsiganes 2/1995.
            - Etudes sur tous les camps de l’Ouest de la France. 130 F.

* Nantes. Les Maisons Closes, éd. CMD ; 1996 ; co-auteurs : Dominique Bloyet, Jacques Boilève, Stéphane Pajot, Jean-Marie Manson.
- De J. Sigot : Historique de la prostitution depuis la préhistoire à aujourd’hui. Album illustré. (Epuisé).

* La Venise verte. Promenade à pied et à bicyclette, éd. CMD ; 1997 ; co-auteur : Jean-Pierre Rault.
- Ouvrage touristique. (Epuisé)

* Nantes. Le train, éd. CMD ; 1997 ; Texte de J. Sigot ; cartes postales de Jean Bernard.
- Historique de l’arrivée du chemin de fer à Nantes et son évolution jusqu’à aujourd’hui. Album illustré. (Epuisé).

* La Vallée du Thouet, Geste-Editions ; 2004.
- La vallée du Thouet sous tous ses aspects. Jacques Sigot s’est attaché à l’ancienne navigation dans la partie angevine et à sa ville de Montreuil-Bellay.

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Comme éditeur

* Mon voyage en Inde chez les Lépreux. Auteure : Eléonore Tailler-Dibon ; éd. de la Houdinière ; 1985.

* LEmpoisonneuse et le Poète. L’affaire Dovalle. Auteure : Geneviève Sigot ; éd. de la Houdinière ; 1986.
- Une jeune femme, qui a empoisonné plusieurs membres d’une famille de notables montreuillaise en 1806, est guillotinée à Angers en 1807. Ouvrage rédigé à partir des minutes du procès et de l’histoire de Montreuil.


* L’hôpital Saint-Jean ou les Pauvres à l’Hôtel-Dieu. Montreuil-Bellay 1300-1800. Auteure : Geneviève Sigot ; éd. de la Houdinière ; 2009.

22 avr. 2012

Le camp de Montreuil-Bellay à la télévision

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A l'occasion de la cérémonie nationale officielle en hommage aux Tsiganes victimes de la Seconde Guerre mondiale, célébrée depuis 1990 le dernier samedi du mois d'avril sur le site de l'ancien camp de concentration de Montreuil-Bellay, la chaîne LCP-Assemblée nationale programme le 27 avril à 21 h 05 et plusieurs fois les jours suivants, un documentaire inédit de 55 minutes du cinéaste Alexandre Fronty.

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