8 janv. 2016

De la difficulté de comprendre ce que nous dit la télévision


De la difficulté de comprendre ce que nous dit la télévision

Ce midi du vendredi 8 janvier 2015, à l'écoute de Canal + : reportage sur l'enterrement de Michel Delpech. Une voix off nous dit  :
Au premier rang, la belle fille de Michel Delpech... d'un si bon [beau ?] père.

Il me faudrait réécouter le reportage pour être certain des paroles dites, mais, le reportage terminé, je me suis senti incapable d'interpréter ce que je pense avoir entendu. Ainsi pour...

- belle fille : dans les paroles, ne figure pas le trait d'union entre les deux mots. Belle fille ou belle-fille ? Optons pour belle-fille ! Mais alors, qui est-ce ? La fille qu'aurait eue son épouse avant son mariage ou l'épouse de son fils, s'il en avait eu un.
Je ne suis [verbe "suivre", et non pas "être"] pas assez les biographies de nos vedettes pour choisir sans douter entre les deux possibilités.
Quoi qu'il en fût, si c'était la seconde proposition, ce ne serait pas "belle-fille", mais "bru".

- beau-père ou bon père : Pour beau-père, voir ci-dessus ;  pour bon père, voir la biographie.

Toujours est-il que je me pose beaucoup de questions, ce qui n'est pas mal en soi, je le concède... 
Et vous, qu'avez-vous entendu, qu'avez-vous compris, si vous avez vu et entendu ce reportage, bien sûr ?

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément, écrivit notre bon Nicolas Boileau (1636-1711).
Pour un clair énoncé, je n'ai pas été gâté.

24 déc. 2015

La France oublieuse, ou ignorante, de son Histoire



L'internement des Tsiganes en France,
une histoire toujours aussi mal connue

Page découverte sur le Net ce vendredi 18 décembre 2015
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Publiée le 15 décembre 2015 à 16:05:10
http://www.respectmag.com/16701-la-france-rend-hommage-pour-la-premiere-fois-aux-tsiganes-internes-durant-la-seconde-guerre-mondiale

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La France rend hommage pour la première fois aux Tsiganes internés durant la Seconde Guerre mondiale



                                Crédit photo : Yann / Wikimedia commons

Le gouvernement a pour la première fois rendu officiellement hommage mardi au nom de la France aux milliers de Tsiganes internés dans l’hexagone durant la Seconde Guerre mondiale, à l’occasion du 70e anniversaire de la fermeture du camp de Jargeau (Loiret).

« Le chef de l’État souhaitait que toutes les mémoires soient honorées (…). Des Tsiganes ont été internés ici, par les Français, et ont connu la souffrance. Il était temps de leur rendre hommage », a déclaré le secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.
La commémoration, qui s’est déroulée en présence de collégiens et d’anciens internés tsiganes, a eu lieu à l’emplacement de l’ancien camp, aujourd’hui occupé par un collège, et longtemps oublié dans la mémoire collective. Seule une plaque, dévoilée en décembre 1991, rappelle qu’entre 1941 et 1945, 1.700 personnes y furent internées, dont 1.200 Tsiganes.
« On a beaucoup souffert là-dedans, on a eu faim et on a aussi beaucoup pleuré », se souvient Denise Henri, internée avec sa famille de l’âge de sept ans à 12 ans. « Mais on n’en parlait pas beaucoup… Cet hommage, c’est bien », ajoute-t-elle avant d’aller déposer un œillet sur la plaque commémorative.
« Qu’avaient donc fait nos grands-parents pour mériter ça », s’est de son côté exclamé Alain Daumas, président de l’Union française des associations tsiganes.
« Je veux lire à travers cette plaque l’histoire et les itinéraires individuels de tous les Tsiganes internés dans les camps français, à Arc-et-Senans (Doubs), à Fort-Barraux (Isère), à Saliers (Bouches-du-Rhône), à Mérignac (Gironde), à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), à Gurs (Pyrénées-Atlantiques), à Poitiers, à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) et partout ailleurs », a encore déclaré le secrétaire d’État, qui avait auparavant visité à Orléans le musée du Centre d’études et de recherche sur les camps d’internement du Loiret (Cercil).
« Désormais vit au Struthof (Natzwiller, Bas-Rhin) la mémoire des Tsiganes morts dans les camps nazis comme vit ici, à Jargeau, la mémoire des nomades français internés sur le sol de France », a ajouté M. Todeschini.
Un cinquième des Tsiganes internés en France pendant la Seconde Guerre mondiale sont passés par le camp de Jargeau, où ils ont vécu dans des conditions très dures jusqu’à sa fermeture, bien après la fin du conflit, le 31 décembre 1945. © 2015 AFP

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Commentaire

... pour la première fois...
Comment peut-on encore écrire cela en 2015 quand, "déjà" - il faudrait plutôt écrire "enfin" - en janvier 1988, la République inaugurait officiellement la première stèle érigée sur le site de l'un de ces nombreux camps dans lesquels la France avait interné ses Tsiganes !
On disait alors "camps de concentration" pour ceux qu'elle avait ouverts sur son territoire pendant la Seconde Guerre mondiale, et l'on disait "nomades", plutôt que Tsiganes, depuis la sinistre loi du 16 juillet 1912 ; camps créés avant l'occupation du pays par les Allemands... et qui ont continué de sévir après leur départ puisque les dernières innocentes victimes, par familles entières, ne quittèrent celui d'Angoulême (Charente)... qu'en juin 1946, soit près de deux années après la libération de la région !

En janvier 1988, fut donc érigée une première stèle sur le site du plus grand camp qui eût existé en France, celui de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) ?... et, chaque année depuis 1990, a lieu sur le site - maintenant classé Monument historique - le dernier samedi d'avril une cérémonie officielle et nationale en hommage à ces victimes oubliées du dernier conflit mondial.
En 1988, Simone Veil envoya un télégramme pour manifester sa compassion.


Le camp de Jargeau, quant à lui, ne retrouva sa mémoire qu'en 1995, à la suite de la publication d'un numéro spécial de la revue Etudes Tsiganes consacré à tous les camps pour "nomades" ouverts en France de 1939 à 1946.

De 1952 à 1956, j'ai fréquenté le collège de Châteauneuf-sur-Loire et, chaque fin de semaine, je passais à Jargeau à bicyclette pour gagner Orléans où j'habitais alors. Jamais, pendant toutes ces années - et pas davantage à l'école normale d'Orléans où je fus élève de 1956 à 1959 - je n'ai entendu parler de ce camp de Jargeau par mes professeurs d'histoire ou par mes camarades originaires de cette petite ville sur la Loire !!! C'est seulement parce que ses derniers internés ont été transférés en janvier 1945 près de chez moi, dans le camp de Montreuil-Bellay, que j'ai découvert son existence...


Alors, écrire que c'était la première fois, en novembre 2015, que l'on rendait officiellement hommage à nos Tsiganes internés dans l'Hexagone... ne manque pas d'interpeller, et impose de se poser des questions sur les Français et leur Histoire...

Pistes de travail :
http://jacques-sigot.blogspot.fr/2015/02/ces-tsiganesnomades-que-la-france.html
http://jacques-sigot.blogspot.fr/2008/08/montreuil-bellay-un-camp-de.htm

13 déc. 2015

Laos et Cambodge en novembre 2015

Cliquer sur les documents pour les agrandir et pour une vision plus confortable...

Presque chaque année, je participe à un grand voyage lointain avec un groupe d'amis, le plus souvent du département de l'Oise.
Cette année 2015, du 16 au 29 novembre, nous partons pour le Laos et le Cambodge.
Nous sommes déjà allés au Cambodge, mais cette fois, c'est aussi au Laos, quand nous avions alors ajouté la Birmanie.
                                               Jacques, lundi 14 décembre 2015 à  00 h 04

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Jacques le nomade dans la jungle du Laos 
près de la statue d'Henri Mouhot (1826-1861),
explorateur français qui visita le sud-est asiatique, 
connu comme ayant été le découvreur du site d'Angkor.

Le chapeau, acheté dans un kibboutz israélien lors d'un précédent voyage, a disparu après la prise de ce cliché par Yves.

Ott, notre guide au Laos
(Merci Josie pour le rappel de son prénom que j'avais oublié)

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Compagnonnage proche


Yves (à gauche) et Marie-Jeanne, mes beau-frère et belle-soeur de l'Oise.

A Luang Prabang,
Pierre et Christiane, de Saint-Julien-en-Genevois,
et Josie, de Rouveillers, dans l'Oise,
devant Wat That Temple "Le Temple de la Stûpa"

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Luang Prabang est notre première rencontre avec le Laos.

 Le matin, les habitants donnent de la nourriture 
aux bonzes qui défilent devant eux.

Jeune Laotienne attendant le passage des bonzes.

Le mercredi 18 novembre est consacré à la visite de la ville reconnue en 1995 par l'UNESCO comme Patrimoine Mondial.


Dans l'ancien palais royal :


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Le midi, déjeuner avec vue plongeante sur le Mékong.


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Vat Visoun est l'un des plus vieux temples de Luang Prabang, construit par Visounnarath entre 1512 et 1515.




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La nuit tombe sur le Mékong...

... mais les étals attendent toujours le chaland
sur les trottoirs de Luang Prabang.

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Le jeudi 19, tôt le matin, nous embarquons sur le Mékong 
pour gagner la grotte sacrée de Pak Ou
qui abrite une centaine de statues de Bouddha en bois doré.


Le Mékong vu de la grotte sacrée.

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Au retour, près du village de Ban Phnom, nous nous arrêtons au tombeau d'Henri Mouhot. Voir sa statue au haut de cette page.

Pierre près du tombeau de l'explorateur français.


A proximité, nous assistons à la traversée du Mékong par des éléphants "cornacqués".


Autre imposant pachyderme en stationnement "en ville".

Plus moderne pour se déplacer, à quatre sur un vélo-moteur.

Rue de Luang Prabang. 

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Départ pour la découverte de villages dans la jungle.

 Une école... en dur.
La classe...
et le maître.
Photo souvenir, la seule prise de notre groupe (presque) complet.
Cliquer sur le cliché pour l'agrandir et le voir en entier.

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Il est temps maintenant de découvrir Vientiane, capitale du Laos. 

 Le Pha That Luang, symbole du pays...

et le Patuxay, l'arc de triomphe laotien...

... près duquel se font photographier de jeunes sportives,
quand passe un touriste...

Couché, debout...

... couché.

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Dimanche 22 novembre, vol vers le Cambodge...

... et les sourires d'Angkor.


 Vers les temples ; à pied, à vélo-moteur, à dos d'éléphant...

 
La végétation à l'assaut des ruines. 


 Pause.


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Phnom Penh, capitale du Cambodge, est notre dernière étape
Visite incontournable et difficilement supportable, celle du lycée dans lequel Pol Pot installa le centre de torture du régime des Khmers Rouges.


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Pour ne pas rester sur ces douloureuses images, cette dernière, d'une terre consolatrice...


... ou celle-ci, d'un peuple jeune et inventif qui a peut-être oublié...


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... avant de retrouver la gare désaffectée de Senlis où les voyageurs se séparent.

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Et, à Montreuil-Bellay, la vie a repris son cours...

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Heureux qui comme Jacques a fait un beau voyage,
Oublieux du présent et du poids de son âge,
Et puis est revenu plein d'images et raison,
En Anjou, à Montreuil, retrouver sa maison.


... et "son" château...