4 août 2008

Montreuil-Bellay, un camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale

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Le camp était organisé sur le modèle si typique de l'administration française, mélange d'ignonimie, de corruption et de laisser-faire.
Arthur Koestler, rédigé entre janvier et mars 1941 à propos du camp du Vernet (Ariège), in La lie de la terre, page 168, éditions Charlot (Paris 7ème), 1947.

Voir un blog consacré entièrement aux Tsiganes et à leur internement pendant la Seconde Guerre mondiale à cette autre adresse :
http://camp-montreuil-bellay.eklablog.com/accueil-p103480

Saisir aussi ce lien pour visionner une vidéo :
http://www.pulceo.com/divertir/soiree-debat-a-atlantic-cine-avec-jacques-sigot


La 3ème édition de cet ouvrage n'étant plus disponible, les éditions Wallâda vont sortir en avril ou mai 2011 une 4ème édition dans laquelle sont ajoutées, entre autres documents, des témoignages de familles que l'auteur vient de découvrir, et surtout les archives des religieuses franciscaines missionnaires de Marie qui, de janvier 1942 à janvier 1945, ont volontairement vécu en mission à l'intérieur du camp de Montreuil-Bellay pour venir en aide aux internés, et principalement aux enfants. Ces archives comprennent essentiellement des photographies, des dessins et leur journal.
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La seconde édition peut toujours être commandée sur le site des éditions Wallâda : http://www.wallada.fr/
Wallâda s'est spécialisée depuis de nombreuses années dans l'édition d'ouvrages de Tsiganes et sur les Tsiganes. http://www.wallada.fr/nouveautes-2009-2010.html

Une découverte fortuite...
9 ans après mon arrivée à Montreuil-Bellay

En 1980, je découvrais que pendant la Seconde Guerre mondiale avait sévi un camp sur le territoire de ma commune d'adoption. Suite à de premières recherches dans les archives et auprès de survivants encore nombreux à cette époque, je publiai en 1983 aux éditions Wallâda un premier ouvrage sur ce sujet qui n'avait jusqu'alors intéressé aucun historien : l'internement par la France de ses nomades dans de nombreux camps de concentration. Son titre, Un camp pour les Tsiganes... et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945.


Jacques Sigot et Françoise Mingot, son éditrice, sur le site du camp en 1982. Sur la droite, l'entrée de la prison souterraine du camp (le "gnouf").

C'était la première fois qu'était étudiée l'histoire d'un camp de concentration français pour Tsiganes, selon la terminologie de l'époque. Suivirent l'étude d'autres camps et la publication de ces travaux dans un numéro spécial des Etudes Tsiganes (n° 2/1995) : 1939-1946 France : L'internement des Tsiganes.
Avaient été successivement victimes de ce camp de Montreuil-Bellay tout au long du conflit : des Républicains espagnols, des soldats français, des civils du Commonwealth, des Tsiganes (appelés alors "nomades"), des clochards nantais, des collaborateurs locaux, des Russes "blancs", des civils allemands (essentiellement des femmes) et des Hollandaises ayant épousé des nazis.
Cette première édition provoqua un important et riche échange de correspondance qui encouragea la publication chez Wallâda et Cheminements d'un second ouvrage en 1994 : Ces barbelés oubliés par l'Histoire. Un camp pour les Tsiganes... et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945.

Je tiens à remercier la Congrégation des Franciscaines Missionnaires de Marie, de Paris, et particulièrement sœur Odile, qui ont mis à ma disposition en 2007 l'ensemble des documents rédigés par des sœurs de leur Congrégation. Elles avaient, pendant quatre années, partagé volontairement la vie des internés, et logeaient dans un baraquement à l'intérieur de l'enceinte de barbelés électrifiés.

Ces panneaux, rédigés pour l'association L'AMCT (Les Amis de la Mémoire du camp Tsigane de Montreuil-Bellay), créée dans le but de sauver les ruines de l'ancien camp, ruines menacées de disparition, résument trente années de luttes pour rappeler une histoire souvent déformée, voire occultée.

Auparavant, Le site de l'ancien camp de concentration de Montreuil-Bellay.
Image du Net.


Cliquer sur chaque panneau pour l'agrandir.


6 commentaires:

TEN-J a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
fredderoux a dit…

Un site dont j'aurais aimé connaître l'existence plus tôt. mais comme la stigmatisation des Roms est revenue dans nos contrées, ça tombe bien que j'en ai eu vent grâce à une amie. Comment se fait-il qu'on n'ait jamais évoqué l'existence de tels camps ? Hormis la rafle du Vel d'Hiv, notre "histoire" est bien silencieuse. Trop silencieuse.
Merci d'avoir mis en lien ces documents qui montrent une image de notre pays qui n'est vraiment pas à son honneur. Et l'actualité est là pour démontrer que les vieux démons ne sont ni morts ni enterrés. Hélas !

famillej-j.durand a dit…

merci de maintenir les vestiges d'une histoire qui même sombre est notre histoire...
L'actualité montre de les vieux monstres ne sont pas mort...

Anonyme a dit…

Bonjour à la Famille JJ Durand,
Merci pour votre message. Qui êtes-vous ?
Jacques S.

Toto a dit…

Djala Michto, je recherche des personne associer a ma famille pour retrouver mes ancêtre mon noms Wanderstein, mon Papou s’appeler Pierre, frère de Bernadine, Jacques, Maria, Vicella leur père s’appeler Paul sa femme Marie Winterstein, le père de Paul S'appelé Désiré sa femme Catherine adel coter Wanderstein, ensuite la femme de Paul mon arriére gr pére Marie Winterstein fille de Hippolyte Winterstein mort a 27 ans pour la france ce qui est honteux puisque sa fille son gendre et leur enfants dont mon papou on été renfermer dans ce camps de Montreuil, et de Mére Marie Reinhard, les Parent de Hippolyte son Jean Winterstein et Elisabeth Reinhard.

Frére et soeur de Hippolyte Winterstein.Albert Jacques Annette...

merci mr Sigot pour nous a qui ont a toujours cacher le passer dommage que nous avons perdu ce que nous avions avant ceci.

Jacques Sigot a dit…

Bonjour Toto,
Merci pour votre commentaire ; pourriez-vous m'envoyer une adresse pour que je puisse vous répondre ?
A jacquesjenny.sigot@free.fr
Mon ami Jean-Jean, avec qui je continue mes recherches depuis plus de trente années, est de votre famille, et nous pourrions vous donner plus de précisions.
Bien à vous.
Jacques Sigot/Tchopa