24 avr. 2012

Jacques Sigot Bibliographie


Ouvrages

* Ma ville entre les Bleus et les Blancs - La Bataille de Montreuil-Bellay, le 8 juin 1793
 éd. Hérault ; 1982.
-  Les guerres de Vendée à Montreuil-Bellay. (Epuisé).

* Poèmes d’un temps, éditions Hérault – Maulévrier ; 1982. Edition hors commerce.


* Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1945
éd. Wallâda ; 1983. Epuisé.
            - Prix Romanès 1984
            - Prix du Salon français du Livre régional.

 

Rééditions :
* Ces barbelés oubliés par l’Histoire - Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1945, éd. Wallâda et Cheminements ; 1994. (Epuisée)

 .
* Ces barbelés que découvre l’Histoire - Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1946, éd. Wallâda ; mars 2010. (Retirée de la vente)

* Des barbelés que découvre l’Histoire - Un camp pour les Tsiganes... et les autres - Montreuil-Bellay 1940-1946, éd. Wallâda ; avril 2011.


 

* Historique des Mairies de Montreuil-Bellay - 1622-1989, éd. de la Houdinière ; 1989.
Hors commerce.
- Ouvrage publié sous forme de photocopies qui ont été reliées. Le consulter en bibliothèque.

* Chroniques de Montreuil-Bellay et d’ailleurs, 1983-1990¸ éd. de la Houdinière ; 1993 ; hors commerce.
Articles de presse rassemblés par thèmes (390 pages). Le consulter en bibliothèque.

 

* Automne 43 - Aux portes de l’enfer - Montreuil-Bellay, Doué-la-Fontaine, Saumur, éd. de la Houdinière ; 1993.
- La vie, l’arrestation et la mort d’un réseau de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. (Epuisé)


* Chronique de guerre d’une petite ville d’Anjou - Montreuil-Bellay 1939-1945, éd. CMD ; 1994.
- Montreuil-Bellay tout au long de la Seconde Guerre mondiale. (Epuisé)


* La boule de fort, éd. CMD ; 1994.
- Le jeu de la Boule de Fort et la vie des sociétés en Anjou. Album illustré. (Epuisé)

* Le procès de Marcel Petiot, Le bon docteur de la rue Le Sueur ; éd. CMD ; 1995. (Epuisé)

* France : 1939-1946. L’internement des Tsiganes. Numéro spécial Etudes Tsiganes n° 2/1995.
Les différents camps que j'ai étudiés. Hors commerce, sur abonnement auprès des Etudes Tsiganes.

 .
* A la découverte des noms des rues de Nantes, éd. CMD ; 1996 ; co-auteur : Jean-Pierre Rault.
- L’histoire des noms des 2.800 rues de la ville de Nantes. Epuisé.

 Additif
* Découverte Les Noms des Rues de Nantes, éd. CMD ; 1999.
- Rédigé à partir des courriers des lecteurs. Epuisé.

* Nantes. Le Transbordeur, éd. CMD ; 1996.
- L’histoire du pont à transbordeur de Nantes démoli en 1958. Album illustré.
Epuisé. Réédition en brochure par La Houdinière.

 .
* Montreuil-Bellay. Le nom des rues et des places, éd. CMD ; 1996. Epuisé.
- Historique de tous les noms de rue de Montreuil-Bellay.


* Nantes. 1935-1965. Trente ans de photographies de René Perdriau, éd. CMD ; 1998.
Epuisé.
- Nantes vue par René Perdriau, et des témoignages de l’époque, essentiellement des articles de presse...

* Charente-Maritime. Le Transbordeur de Rochefort, éd. de la Houdinière.
- L’histoire du pont à transbordeur du Martrou, restauré et toujours en service l’été. Album illustré.

* La Dive et son canal, Album illustré ; éd. CMD ; 1999.
Epuisé. Sera peut-être réédité par La Houdinière.

 .
* Doué-la-Fontaine, Album illustré ; éd. CMD ; 2000. Cartes postale de Jean Guilbaud.
Epuisé.

* Saumur par Célestin Port¸ Album illustré ; éd. CMD ; 1999. Epuisé.

* Le Maine-et-Loire  par Célestin Port¸ Album illustré ; éd. CMD ; 2001. Epuisé.

* La Résistance sacrifiée, un réseau Buckmaster en Anjou, Geste-Editions ; 2002.
- Historique d’un réseau de résistants dans le Montreuillais et le Douessin. Arrêtés en septembre et octobre 1943, la plupart des hommes sont morts dans les camps nazis. Auprès de l'éditeur ?
.
 
* Une catastrophe ferroviaire, Montreuil-Bellay le 23 novembre 1911, Geste-Editions ; 2003.
- Un pont sur le Thouet en crue s’étant effondré, le convoi a été précipité dans la rivière. Cet événement eut à l’époque un impact considérable, jusqu’au plan national.
Auprès de l'éditeur ?

 .
* Montreuil-Bellay, Mémoire en images, Editions Alan Sutton ; 2004.
- Histoire et visite de Montreuil-Bellay en cartes postales anciennes. (Chez l’auteur)


* Il était une fois… La Boule de Fort, Indri éditions ; 2007. Auprès de l'éditeur ?
.
* Angers d’antan, à travers la carte postale ancienne, HC éditions ; 2007

 .
Réédition
* Angers d’antan, à travers la carte postale ancienne, HC éditions ; 2010

* Chroniques de Montreuil-Bellay et d’ailleurs, 1991-2009, éd. de la Houdinière ; 1993 ; articles de presse rassemblés par thèmes (265 pages). Hors commerce. Consulter en bibliothèque.

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Brochures

Très illustrées. Publications auto-éditées ; sauf précision contraire.

* Fils du vent et barbelés - L’internement des Tsiganes en Mayenne pendant la Seconde Guerre mondiale, L’Oribus, numéro spécial n° 29 ; avril 1989.Auprès de l'éditeur.

* Montreuil sur Scène (Théâtre), éd. de la Houdinière, 1991.
- Pièce de théâtre sur l’histoire de Montreuil ; interprétée dans les rues de Montreuil lors d’un festival. (Consulter en bibliothèque). Epuisée. Sera rééditée.


* Promenade nostalgique - l’île d’Oléron, éd. CMD ; 1994.
- Histoire de l’île et promenades. (Chez l’auteur)

* Le procès de Marcel Petiot - le bon docteur de la rue Le Sueur - 1946, éd. CMD ; 1995.
- La vie et la mort de ce docteur qui tuait ses patients sous le prétexte de les aider à émigrer en Amérique du Sud pour échapper aux Nazis.
Auprès de l'éditeur ?

* Ile de Ré. L’âne en culotte, éd. CMD ; 1996.
- Etude historique et touristique de cet âne culotté.
Auprès de l'éditeur ?

* Montreuil-Bellay - La Grange à dîme, éd. CMD ; 1997.
- Historique de cette grange dîmière construite au XVe siècle et restée intacte. Epuisée.

* Foulque Nerra, éd. CMD ; 1998.
- Album illustré pour les enfants.
Auprès de l'éditeur.

* Montreuil-Bellay, Ville close de l’Anjou, éd. De la Houdinière ; 2011. 36 pages.


* Montreuil-Bellay. La catastrophe ferroviaire du 23 novembre 1911. éd. de la Houdinière ; 2011, 36 pages.
En cours de réédition.

* Montreuil-Bellay. Le camp de concentration de la route de Loudun,
éd. de la Houdinière, 36 pages.


* Le Thouet et son cours angevin, éd. De la Houdinière ; 2012, 40 pages.

 .
* Montreuil-Bellay. Les Granges à dîme, co-auteur avec Geneviève Sigot : 2012. 32 pages.


* Montreuil-Bellay. Portraits croisés, Jacques Sigot, 2012, 40 pages.

 .
* Seconde Guerre mondiale. Ces Tsiganes que la France interna dans des camps. Jacques Sigot, 2012, 32 pages.


* Montreuil-Bellay, L'Auberge des Isles, Jacques Sigot, 2013, 28 pages.


* Montreuil-Bellay en cartes, en plans, en peintures et en photographies, Jacques Sigot, 2013, 32 pages.



* Notre Emile Foëx, Jacques Sigot, Jean-Pierre Dubreuil, Richard Guerdet, 2013, 28 pages.

* Le château de la Salle, Jacques Sigot, Michel Houdebine ; 2014, 40 pages.
Versions française... et anglaise (ci-dessous)



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Dans des revues (Liste non exhaustive)

* Un bâtiment appelé « La Seigneurie », in Revue Archéologique et Historique de l’Anjou, n° 1 ; 1984.

* Montreuil-Bellay, in Angers Accueil, n° 49 ; mai – juin 1985.

* Cholet Accueil à Montreuil-Bellay, in Cholet Accueil, n° 38 ; janvier à mars 1986.

* Des barbelés pour les Tsiganes de la Mayenne pendant la Seconde Guerre mondiale,
in L’Oribus, n° 22 ; décembre 1986.

* Le camp d’internement d’Avrillé-les-Ponceaux, in Le magazine de la Touraine, n° 28 ; octobre 1988.

* Témoignage sur les camps, in Gavroche n° 43 ; janvier-février 1989.

* Le pain de la Révolution, in Gavroche n° 45 ; mai 1989.

* Tableaux d’une Révolution (Théâtre), éditions de la Houdinière, in Clef 89, Comité Liberté Egalité Fraternité, Maine-et-Loire, ; 1989.
            - Pièce en 7 tableaux et une chanson interprétée sur le port Sainte-Catherine le 14 juillet 1989 à l’occasion du bi-centenaire de la révolution française.

* Scène ordinaire de la Guerre de Vendée : la Bataille de Montreuil-Bellay le 8 juin 1793, in Gavroche n° 68 ; mars 1993.

* Cinquantenaire : Les indésirables de Montreuil-Bellay, in L’Anjou n° 28 ; mars 1995.

* Du Pré-Pigeon à Auschwitz - Les lettres poignantes de Juliette, in L’Anjou n° 29 ; juin 1995.

* Mai 1940. A bord d’un train sanitaire, in Gavroche n° 96 ; novembre 1997.

* Alphonse Toussenel (1803-1885) anti-colonialiste et socialiste utopiste,
in L’Anjou Laïque n° 66 ; avril 2003.

* Montreuil-Bellay (1940-1945), un camp de concentration qui ne veut pas dire son nom,
in L’Anjou Laïque n° 67 ; janvier 2004.
Nombreux articles dans les revues Etudes tsiganes ; Le Monde Gitan ; Gavroche ; etc.

* Montreuil-Bellay : la mémoire tsigane, in 1944, la région opprimée, la région libérée ; Hors série La Nouvelle République ; mai 2004.

* Un camp d’isolement à Montsûrs (Mayenne), in La Mayenne en guerre, 1939-1950,
in Ouest France Hors-série n° 1006 ; juin 2004.

* Tsiganes et barbelés, in Le Maine-et-Loire en guerre, 1939-1950, Ouest France Hors-série n° 1006 (juin 2004).

* La prieuse des morts de Montreuil-Bellay, in L’Anjou Laïque n° 69 ; juillet 2004.

* La non libération des Tsiganes en 1945, in L’Anjou Laïque n° 72 ; avril 2005.

* Un républicain sous l’empire, Félix-Jean Guillot, médecin de l’hôpital de Montreuil-Bellay, in L’Anjou Laïque n° 73 ; juillet 2005.

* Un communard montreuillais, Gaspard Félix Guillot, créateur de l’Ecole Dentaire de Lyon, in L’Anjou Laïque n° 74 ; octobre 2005.

* Baptême de la promotion Sous-lieutenant Jean Danais (P1934), in Arpète toujours, La revue de l’A.E.T.A. n° 77 ; mars 2006.

* Le Transbordeur de Rochefort, in Le Picton n° 179 ; septembre octobre 2006.

 .
* Dans un camp pour Tsiganes 1942-1945 : Trois ans avec les voleurs de poules
in Gavroche n° 150 ; avril à juin 2007.

 .
* Léger-Marie Deschamps (1716-1774) dit Dom Deschamps, moine philosophe,
in L’Anjou Laïque n° 80 (avril 2007) et n° 81 ; juin 2007.

* Les Ponts à transbordeur, in Chasse-Marée, n° 201 ; décembre 2007.

* Rroms, Tsiganes, « Gens du Voyage », in Le Tigre n° 28 ; novembre-décembre 2008.

* Un camp pour les Tsiganes à Poitiers, in Le Picton n° 2004 ; novembre 2010.


* La Seconde Guerre mondiale en grands déplacements,
in Sens Dessous n° 9 ; novembre 2011.

* Des camps pour les Tsiganes ? in Actualité de l’Histoire n° 7 ; avril Jacques Sigot,

Ouvrages collectifs

* L’internement des Tsiganes en France. 1939-1946, Etudes Tsiganes 2/1995.
            - Etudes sur tous les camps de l’Ouest de la France. 130 F.

* Nantes. Les Maisons Closes, éd. CMD ; 1996 ; co-auteurs : Dominique Bloyet, Jacques Boilève, Stéphane Pajot, Jean-Marie Manson.
- De J. Sigot : Historique de la prostitution depuis la préhistoire à aujourd’hui. Album illustré. (Epuisé).

* La Venise verte. Promenade à pied et à bicyclette, éd. CMD ; 1997 ; co-auteur : Jean-Pierre Rault.
- Ouvrage touristique. (Epuisé)

* Nantes. Le train, éd. CMD ; 1997 ; Texte de J. Sigot ; cartes postales de Jean Bernard.
- Historique de l’arrivée du chemin de fer à Nantes et son évolution jusqu’à aujourd’hui. Album illustré. (Epuisé).

* La Vallée du Thouet, Geste-Editions ; 2004.
- La vallée du Thouet sous tous ses aspects. Jacques Sigot s’est attaché à l’ancienne navigation dans la partie angevine et à sa ville de Montreuil-Bellay.

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Comme éditeur

* Mon voyage en Inde chez les Lépreux. Auteure : Eléonore Tailler-Dibon ; éd. de la Houdinière ; 1985.

* LEmpoisonneuse et le Poète. L’affaire Dovalle. Auteure : Geneviève Sigot ; éd. de la Houdinière ; 1986.
- Une jeune femme, qui a empoisonné plusieurs membres d’une famille de notables montreuillaise en 1806, est guillotinée à Angers en 1807. Ouvrage rédigé à partir des minutes du procès et de l’histoire de Montreuil.


Couverture du même ouvrage en coédition 
avec La Nouvelle République du Centre-Ouest.

* L’hôpital Saint-Jean ou les Pauvres à l’Hôtel-Dieu. Montreuil-Bellay 1300-1800. Auteure : Geneviève Sigot ; éd. de la Houdinière ; 2009.

22 avr. 2012

Le camp de Montreuil-Bellay à la télévision

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A l'occasion de la cérémonie nationale officielle en hommage aux Tsiganes victimes de la Seconde Guerre mondiale, célébrée depuis 1990 le dernier samedi du mois d'avril sur le site de l'ancien camp de concentration de Montreuil-Bellay, la chaîne LCP-Assemblée nationale programme le 27 avril à 21 h 05 et plusieurs fois les jours suivants, un documentaire inédit de 55 minutes du cinéaste Alexandre Fronty.

Cliquer sur les documents pour les agrandir.


Cliquer nécessairement sur le document ci-dessous pour le lire


4 avr. 2012

Le printemps 2012 du camp de Tsiganes de Montreuil-Bellay


Attention :
- Le 27 avril à 21 h 05 : La chaîne LCP AN programme un documentaire de 52 mn d'Alexandre Fronty :
Montreuil-Bellay, Un camp tsigane oublié
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Cliquer sur le lien pour plus d'informations (pages 1 et 2) :
http://www.lcp.fr/IMG/pdf/LCP_-_Bulletin_des_programmes_-_semaine_17-2.pdf


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Avril 2012, un mois particulièrement généreux pour la Mémoire de l'ancien camp de concentration pour Tsiganes de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire).

- Le 2 avril, Jean Richard (Jean-Jean), vice-président de L'AMCT, m'a accompagné pour aller chercher à Nantes une maquette du camp réalisée il y a une vingtaine d'années pour une exposition des Anneaux de la Mémoire. Cette maquette, qui avait disparu depuis, a été récemment localisée par la DRAC de Nantes.
Sans que j'en eusse jamais été informé, son auteur avait travaillé à partir de mes travaux puisque j'y découvris mes photos et, surtout, des erreurs que j'ai corrigées grâce à de nouvelles recherches.
Il m'arrive souvent de retrouver fortuitement des plans ou des documents empruntés - pour ne pas dire plus - à mes publications ; quand ce ne sont pas certains "emprunteurs" qui ne me connaissent plus... après que je les ai aidés.

Cliquer sur les visuels pour les agrandir


- Dès le 9 avril : La revue Actualité de l'Histoire, des éditions parisiennes HC, publie dans son numéro d'avril un important dossier sur l'internement des Tsiganes en France pendant la Seconde Guerre mondiale et sur le camp de Montreuil-Bellay.

- Des camps pour les Tsiganes ?
- Montreuil-Bellay, un camp de concentration ?
- Qui sont les Tsiganes ? Nomades, Manouches, Gitans, Roms, Bohé-
miens...

Ce dossier m'a été demandé à la suite de ces paroles "malheureuses" de François Hollande à Canal + le 12 février dernier, interrogé par Anne- Sophie Lapîx, reprises subjectivement par des journalistes... :
Il faut des règles européennes pour éviter que nous reconnaissions cette circulation [des Roms] encore et encore. Ensuite, qu'il y ait des camps qui puissent être ceux de notre propre décision, c'est-à-dire éviter que ces populations s'installent n'importe où. On organise une solution. [...] C'est de la responsabilité de l'Etat.

Page 70 de la revue Actualité de l'Histoire, avril 2012

Page 4

- Si vous ne trouvez pas cette revue dans votre Maison de la presse, elle peut vous la commander en lui fournissant le code barre :

ou en le commandant directement à Actualité de l'Histoire 12, rue Labrouste - 75015 Paris.
6, 20 € + 2.90 € (frais de port).


- Le vendredi 13 avril : A 11 h, accueil d'élèves du Lycée Roc Fleury de Ruffec (Charente) pour une visite commentée du site du camp. Les lycéens ont auparavant participé à une animation sur la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, animation organisée par le Centre de la Résistance de Thouars.


Les lycéens de Ruffec sur le toit de l'ancienne prison du camp.
Au premier plan, la stèle commémorative.

Cliquer sur les photos pour les agrandir...

- Le 27 avril à 21 h 05 : La chaîne LCP AN programme un documentaire de 52 mn : Montreuil-Bellay, Un camp tsigane oublié.

http://www.lcp.fr/IMG/pdf/LCP_-_Bulletin_des_programmes_-_semaine_17-2.pdf

Synopsis : S'inspirant des travaux de Jacques Sigot qui l'a aidé à retrouver des acteurs et des témoins de cette histoire, Alexandre Fronty (Zoulou Compagnie, zc@zouloucompagnie.com) réalise un documentaire sur le camp de Montreuil-Bellay et sur l'internement des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ce film, qui raconte un drame oublié dont les rescapés tsiganes et leurs enfants parlent avec réticence et douleur, sera programmé fin avril 2012 par la chaîne télévisuelle LCP AN.


Inédit dans ce film : la reconstitution virtuelle très réaliste du camp.

J'ai légendé la partie centrale du camp, extraite de la reconstitution virtuelle du film d'Alexandre Fronty. (Copyright Zoulou Compagnie et Jacques Sigot).

- Le 28 avril : Comme chaque année le dernier samedi du mois d'avril depuis 1990, a lieu à 10 h 30 sur le site de l'ancien camp - inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis juillet 2010, et proposé récemment au classement, cette fois, comme Monument historique - une cérémonie nationale en hommage aux Tsiganes victimes de la Seconde Guerre mondiale.
Cette année, L'AMCT (Association des Amis de la Mémoire du Camp Tsigane de Montreuil-Bellay) organise, ce même jour après la cérémonie, son assemblée générale ouverte à tous, avec projection du film d'Alexandre Fronty (amphithéâtre du Lycée Agricole Edgard Pisani).
La maquette du camp sera pour la première fois exposée.

- Le 29 avril à 15 h, à Sainte-Maure-de-Touraine : Animation autour de la projection de Liberté, de Tony Gatlif qui a emprunté à mon ouvrage le personnage principal de son film, Taloche, interprété par James Thierrée, petit-fils de Charlie Chaplin.


18 févr. 2012

Plagiat


Dans l'ouvrage Du plagiat, d'Hélène Maurel-Indart, éditions Gallimard, 2011, Folio essais n° 550

Page 55 :
Le phénomène ne menace pas seulement les essais : les romans comportant des références techniques, d'ordre chronologique, historique ou relevant d'une discipline particulière, puisent souvent leur science dans des ouvrages spécialisés sans les signaler, avec plus ou moins de prudence ou d'habileté.
[...] Patricia Bitschnau, auteur du roman intitulé Le Gadjo, et paru chez Olivier Orban en 1984, a dû se justifier devant les tribunaux de nombreux emprunts faits à l'ouvrage de Jacques Sigot Un camp pour les Tsiganes... et les autres, publié par les Editions Wallâda en 1983. A sa décharge, précisons qu'elle avait pris la peine de remercier l'Association des Etudes Tsiganes qui lui avait fourni la documentation en question. Mais une indication de source aussi vague relève au minimum de l'imprudence, que le tribunal de grande instance de Paris a finalement condamnée :
Attendu que la lecture des deux ouvrages fait apparaître que Patricia Bitschnau a, dans quelques pages de son roman (spécialement au chapitre 7), inséré en les démarquant des passages tirés de l'oeuvre de Jacques Sigot sans faire référence à cet auteur ;
Qu'une telle omission présente un caractère intolérable ;
Qu'il convient de faire cesser ce trouble manifeste illicite en ordonnant l'insertion au début du livre de Patricia Bitschnau d'un texte destiné à informer le lecteur sur ses sources... (note 1 ci-dessous)
Voici le texte de l'encart à insérer sous le paragraphe "Remerciements" ;
Les indications données dans mon livre au sujet du camp de Montreuil-Bellay ont été inspirées par le livre de M. Jacques Sigot intitulé : Un camp pour les Tsiganes... et les autres.
Il est historien, je suis romancière.
Page 90 :
Le tribunal avait manifesté moins d'indulgence lorsqu'il avait condamné en 1984 Patricia Bitschnau pour avoir puisé, sans le déclarer, dans l'ouvrage historique de Jacques Sigot Un camp pour les Tsiganes... et les autres. La romancière ne pouvait, certes, se targuer d'aucun prix littéraire !

- Note 1 : 10 octobre 1984, Revue internationale du droit d'auteur, n° 125, juillet 1985, p. 181.

19 janv. 2012

Montreuil-Bellay en livres et en revues

Voir aussi, pour découvrir des ouvrages publiés par les éditions de la Houdinière : http://jacques-sigot.blogspot.com/2009/08/les-editions-de-la-houdiniere.html

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Auteur :
Jacques Sigot

- Brochures 21/29,7 cm, illustrées 

 1 - Montreuil-Bellay Ville close de l'Anjou
Editions de la Houdinière, 10-2011 ; ISBN : 978-2-905941-05-3

36 pages. Naissance d'une ville ; Le Thouet ; Les remparts ; Curiosités montreuillaises.



2 - Montreuil-Bellay. Le camp de concentration de la route de Loudun
Editions de la Houdinière, 10-2011 ; ISBN : 978-2-905941-06-0

36 pages. L'historique du camp de janvier 1940 à octobre 1946, de la construction d'une poudrerie par des Républicains espagnols embrigadés à la vente des bâtiments par les domaines. Internements successifs : soldats français en retraite, civils du Commonwealth, nomades/Tsiganes, clochards, Russes "blancs", collaborateurs du Saumurois, civils et soldats allemands vaincus, Hollandaises mariées à des nazis...
Le site du camp classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments historique et aujourd'hui menacé.

Trois brochures de 36 ou 40 pages qui se complètent.




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3 - Montreuil-Bellay. La catastrophe ferroviaire du 23 novembre 1911.
Editions de la Houdinière, 12-2011 ; ISBN : 978-2-905941-07-7

36 pages. Publication à l'occasion du centenaire de la catastrophe qui fit 15 victimes suite à l'effondrement d'un pont au-dessus de la rivière en crue. Le drame fit la Une de la presse nationale.

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4 - Le Thouet et son cours en Anjou.
Editions de la Houdinière, 02-2012 ; ISBN : 978-2-905941-09-10

40 pages. Le Thouet, rivière oubliée des cartes de géographie de mon enfance, prend sa source au coeur du département des Deux-Sèvres. Elle a été canalisée dans sa partie angevine au XVème siècle. Cette brochure s'attache essentiellement à son cours en Saumurois et lors de sa traversée de la ville de Montreuil-Bellay.

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5 - Montreuil-sur-Scène
Editions de la Houdinière, 1991 ; ISBN 2-905941-02-2 ; Hors commerce.

20 pages. Théâtre de rue en huit tableaux et une chanson.
Place aux dîmes ; Les seigneurs de Montreuil ; La Bataille du 8 juin 1793 ; La Maison Dovalle ; L'onguent dia-merdis ; Mariage rompu pendant la Révolution ; Sur le Chemin de Compostelle.

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1983-1990 (390 pages) 





















 1991-2009 (266 pages)





Chroniques de Montreuil-Bellay et d'ailleurs
Editions de la Houdinière, 12-2009

Deux ouvrages hors commerce, rassemblant tous les articles parus dans la presse (essentiellement Le Courrier de l'Ouest et La Nouvelle République du Centre-Ouest).
Ils sont consultables à la bibliothèque d'Angers.

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Chronique de guerre d'une petite ville d'Anjou. Montreuil-Bellay. 1939-1945
Editions CMD, 1994 ; ISBN : 2-909826-28-7
Format 15/21 ; 96 pages. Epuisé, consultable en bibliothèque.

1939 - juin 1940, Montreuil-Bellay pendant la "Drôle de Guerre" ; 1940 - 1944, Montreuil occupé ; L'été 1944.

*

 
Automne 43. Montreuil-Bellay Doué-la-Fontaine-Saumur. Aux portes de l'Enfer.
Editions de la Houdinière, 10-1993 ; ISBN : 2-905941-03-0
Format 15/21 cm ; 110 pages. Epuisé, consultable en bibliothèque.

Ouvrage publié pour le cinquantenaire des évènements La résistance dans le Saumurois en 1943, du parachutages des armes par les Anglais à la déportation des membres du réseau.

*

Livres

La Résistance sacrifiée. 1943, un réseau Buckmaster en Anjou.
Geste éditions, 2002 ; ISBN :2-84561-056-4
Format 16,5/24 cm ; 216 pages.  Epuisé ; consulter par prêt inter-bibliothèques.

Réédition enrichie d'Automne 43, à la suite de la découverte des archives allemandes et des recherches effectuées par Michael Nerlich.

*

Des Barbelés que découvre l'Histoire. Un camp pour les Tsiganes... et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1946.
Editions Wallâda, 04-2011 ; ISBN : 978-2-904201-58-5
Format 16/24 cm ; 352 pages. 3 cahiers de photographies en couleur et illustrations dans le texte.

Quatrième édition enrichie d'un ouvrage paru la première fois en juin 1983. L'historique d'un camp de concentration qui interna successivement différentes populations tout au long de la Seconde Guerre mondiale.

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Brochures



 Montreuil-Bellay, L'Auberge des Isles.
Editions de la Houdinière, 07-2013 ; ISBN : 978-2-905941-15-9
Brochure au format 21/29,7 cm ; 16 pages ; très illustrée.


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 Montreuil-Bellay, les granges à dîme.
Auteur avec Michel Houdebine, son actuel propriétaire.
Editions de la Houdinière, 12-2012 ; ISBN : 978-2-905941-13-8
Brochure au format 21/29,7 cm ; 32 pages ; très illustrée.

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Montreuil-Bellay, le château de la Salle.
Auteur avec Michel Houdebine, son actuel propriétaire.
Editions de la Houdinière, 04-2014 ; ISBN : 978-2-905941-20-0
Brochure au format 21/29,7 cm ; 32 pages ; très illustrée.

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Montreuil-Bellay, Portraits croisés
Editions de la Houdinière, 05-2013 ; ISBN : 978-2-905941-14-6
Brochure au format 21/29,7 cm ; 40 pages ; très illustrée.

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Montreuil-Bellay en cartes, en plans, en tableaux et en photographies
Editions de la Houdinière, 09-2013 ; ISBN : 978-2-905941-19-7
Brochure au format 21/29,7 cm ; 32 pages ; très illustrée.


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Livres
Auteure : Geneviève Sigot

L'empoisonneuse et le poète. L'affaire Dovalle
Editions de la Houdinière, 11-1986 ; ISBN :2-905941-01-4
Format 14/21 cm ; 144 pages plus un cahier de 8 pages de photographies. Illustrations dans le texte.

Drame dans la Maison Dovalle, l'une des plus belles demeure de Montreuil-Bellay. Entraînée par un complice qui veut hériter d'un biens d'un cousin, une jeune fille empoisonne deux bébés et deux adultes. Récit historique à partir des minutes de procès et de recherches historiques sur la ville.

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L'Hôpital Saint-Jean ou les pauvres à l'Hôtel-Dieu. Montreuil-Bellay 1300-1800.
Editions de la Houdinière, 2009 ; ISBN : 978-2-905941-04-6
Format 15,5/24 cm ; 230 pages plus un cahier de 16 pages de photographies. Illustrations dans le texte.

Vie de l'hôpital d'une petite ville de l'Anjou du XIVe au XIXe siècles à partir du décriptage dee manuscrits anciens. Les Pauvres sans nom et sans biens sont au coeur de cet ouvrage. Puis la Révolution de 1789 en fit des citoyens comme les autres.

Auteurs : Geneviève et Jacques Sigot

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Brochure



La Grange à Dîme.

Editions CMD, hors commerce, 1990 ; ISBN : 2-909826-49-X
Format 15/21 cm ; 36 pages. Illustrations dans le texte.

Les archives parlent de Greniers de la Baronnie ; nous l'appelons Grange à Dîme parce que, jusqu'à la Révolution et sa vente comme bien national, là s'effectuait sous l'Ancien Régime la recette des rentes dues aux seigneurs de Montreuil-Bellay.


4 janv. 2012

Historique de Montreuil-Bellay

L'Anjou aurait autrefois compté 32 villes closes. Montreuil-Bellay, à la limite de l'ancienne province du Poitou, a conservé la presque totalité de son enceinte fortifiée et quatre de ses six portes monumentales de la fin du Moyen Age.

Aux origines

Le menhir de Lenay

Au néolithique, le site était déjà fréquenté par l'homme, comme en témoigne la présence de trois mégalithes ; mais l'existence, à proximité d'un gué sur la rivière du Thouet et au pied de l'escarpement sur lequel se trouve la ville actuelle, d'une petite bourgade groupée autour d'une première église n’est certaine que depuis le Haut Moyen Age.

Vers 1025, Foulque Nerra fit fortifier le tertre en y dressant l'un de ses innombrables donjons, vraisemblablement en bois et en terre, la pierre, déjà employée pour la construction des églises, ne se généralisant qu'au siècle suivant pour les châteaux. Pourquoi fortifier cet endroit ? Si les réponses sont nombreuses, aucune n'est certaine. Pour protéger le gué et le village proches ? Pour ajouter une défense à la limite des possessions angevines du Comte face au Poitou ? Pour parfaire l'encerclement de Saumur qui appartenait à Gelduin le Danois, l'ennemi ? Il est communément écrit que le donjon et le fief furent donnés peu après par le comte à Berlay le Vieux. Pendant près de deux siècles, les Berlay se succédèrent, dynastie de seigneurs orgueilleux qui tyrannisèrent la région.

Montreuil-Bellay était né. Bellay viendrait de Berlay, après déformation orthographique. Pour Montreuil, les historiens traditionnels se réfèrent à la traduction du latin monasteriolum, mais peut-être suffit-il de vérifier la toponymie des autres Montreuil angevins (Montreuil-Juigné, Montreuil-sur-Maine et Montreuil-sur-Loir), voire des autres Montreuil français, pour trouver plus sûrement l'origine de ce nom dans ces autres mots latins mons rivuli, une éminence près d'une rivière.

1151 : Geoffroi Plantagenêt, après un siège long de plus d'une année, ou de trois, selon une autre source, détruisit le donjon et ses abords.


Montreuil-Bellay dans le royaume de France

1205 : Philippe Auguste rattacha l'Anjou à la couronne de France. Neuf ans plus tard, son fils, le futur Louis VIII, s'emparait de Montreuil.

1212 : A sa mort, Giraud III Berlay n'avait que des filles. Le domaine, selon la loi d'Anjou, échut à l'aînée et entra ainsi dans la famille des vicomtes de Melun qui fit construire l'enceinte de la ville close, et une nouvelle forteresse dont il reste d'importants vestiges.

Ligne des remparts à la Perruche

1415 : Guillaume IV, vicomte de Melun et comte de Tancarville disparurent lors du désastre d'Azincourt où l'armée française, une "cohue" de 40 000 nobles, se laissa embourber dans un terrain détrempé par la pluie et se fit massacrer par les archers britanniques. Le seigneur de Montreuil n'avait pas d'héritier mâle. Marguerite, sa fille aînée, fit passer le fief dans la maison des d'Harcourt qui acheva la ligne des remparts.

La porte Saint-Jean, construite par les d'Harcourt

Guillaume d'Harcourt fut seigneur de Montreuil-Bellay pendant 49 ans, de 1438 à 1487, et lui et son épouse, Yolande de Laval, firent construire, ou reconstruire, quelques-uns des plus beaux monuments de la ville : les châteaux et la collégiale, l'Hôtel-Dieu-Saint-Jean, la Grange à dîme...

Ensemble des trois châteaux enfermés dans une enceinte plus ancienne

Montreuil-Bellay chef-lieu de la seconde élection de l'Anjou

1488 : Les Orléans-Longueville héritaient de la baronnie. En 1568, la ville basse ainsi que des quartiers périphériques furent ravagés par les troupes protestantes du prince de Condé. En octobre 1653, le château servit de refuge-prison à la sœur du Grand Condé, la duchesse de Longueville, exilée par la Cour et son mari lassés de ses incartades pendant la Fronde.

1662 : Le château fut acheté pour une somme de 626 000 livres par le maréchal de la Meilleraye. Ce dernier, à sa mort, n'avait pas non plus d'enfant, et sa seconde femme fit entrer la propriété dans la famille des Cossé-Brissac.

Montreuil faisait partie de la généralité de Tours et du diocèse de Poitiers. En tant que siège d'une Maîtrise particulière des Eaux et Forêts et d'une Election, la seconde de l'Anjou après celle d'Angers, longue de 95 km, de 25 km dans sa plus grande largeur, le bourg commandait à 57 paroisses, dont celle de Cholet, et abritait dans ses murs un subdélégué, des fonctionnaires royaux et l'appareil des tribunaux ; ce qui explique le nombre important de belles et grandes demeures à l'intérieur de son ancienne enceinte.

Une belle demeure du XVIème siècle

Cette élection correspondait à deux régions géographiques complémentaires : les buttes calcaires du Montreuillais et du Thouarsais chargées de vignobles, et les terrains primaires des Mauges couverts de prairies et de bois. L'Election comptait 41 148 habitants, dont 1 584 pour Montreuil. Mais, à partir de 1750, Cholet et Maulévrier eurent leur propre subdélégué et notre cité perdit sa prédominance sur les Mauges dont la capitale s'industrialisait.

1754 : Par contrat daté du 22 juin, le duc de la Trémoille acquit la baronnie moyennant 700 000 livres, tant pour le prix principal que pour les droits seigneuriaux dus au domaine du Roi. Mais les nouveaux propriétaires ne vinrent jamais sur leur terre. Jean-Pierre Gain, originaire de Paris, procureur fiscal, avocat et notaire, administrait leurs biens en leur absence, biens qui furent déclarés "nationaux" à la Révolution et dès lors confisqués ; les maîtres se trouvant outre-Rhin furent supposés avoir émigré. Montreuil-Bellay devint Montreuil-le-Thouet afin de bannir toute allusion aux anciens seigneurs. Pendant la Guerre de Vendée, le 8 juin 1793, l'arrière-garde de l'Armée Catholique et Royale repoussa les troupes républicaines du général Salomon au pied de la ville, dans la plaine de Thouars. En décembre, 260 femmes de la province insurgée furent emprisonnées dans le château, puis 60 autres en janvier 1794. Le typhus emporta les plus faibles.


Le déclin

Montreuil-Bellay vécut très mal le départ de l'Administration pour Saumur élevé par la Révolution au rang de sous-préfecture du nouveau département du Maine-et-Loire. D'autant plus qu'une autre catastrophe s'était abattue sur la ville : la ruine des écluses qui permettaient la navigabilité du Thouet. Montreuil avait perdu bientôt toute une partie de son commerce.

Le Thouet fut un temps navigable de Montreuil à Saumur

Puis, comme pour le reste du pays, les gouvernements se succédèrent dans le plus grand conformisme des populations. Le château, rendu aux de la Trémoille, fut vendu en 1822 à un riche négociant de Saumur, Jean Nivelleau, qui, selon certains auteurs, aurait servi de modèle à Balzac pour son père Grandet. Enfin, par alliance, il entra dans la famille de Grandmaison.

Il est aujourd'hui, par mariage, dans la famille de Valbray.

Les châtelains successifs de Montreuil-Bellay

Au XXe siècle

Montreuil-Bellay paya un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale : pendant cinq années, un camp de concentration, route de Loudun, enferma successivement des Républicains espagnols à qui l'on demanda, dès janvier 1940, de participer à la construction d'une poudrerie, des civils et des soldats de toutes nationalités après la déroute de nos armées en juin 1940, des Tsiganes, appelés nomades depuis la loi du 16 juillet 1912, des clochards nantais, des Russes "blancs", des collaborateurs de la région ; enfin des civils allemands, surtout des femmes, et des épouses hollandaises de nazis.

Le camp photographié en 1944 par la presse de Vichy (Archives J. Sigot, J.-C. Leblé)

Automne 1943, furent arrêtés, emprisonnés puis déportés les membres d'un réseau de Résistance Buckmaster, dont Gaston Amy, l'ancien maire de la ville, qui disparurent quasiment tous dans les camps Outre-Rhin.

1965 : Edgard Pisani, ministre du général de Gaulle, devint maire et, jusqu'en 1975, il donna un nouveau souffle à la vieille cité qu'il modifia profondément.



18 déc. 2011

Petits coins de ciel bleu

En hommage à soeur Odile et à ses compagnes.


Etre parqués derrière des barbelés électrifiés sans savoir pourquoi, être privés de liberté, et surtout de la route, était pour les Tsiganes/nomades le pire des malheurs. D’autant plus que de leur enclos, ils voyaient tous les sédentaires circuler librement sur la nationale et la voie ferrée qui longeaient les deux côtés du camp sur toute sa longueur. Et cela même après la libération de la région, fin août 1944.

Ajoutez des baraquement non chauffés, en dehors de l’école et de la chapelle, la terre du camp presque toujours transformée en bourbier, une promiscuité forcée pour une population jalouse de son indépendance, une nourriture plus qu’insuffisante et peu diversifiée, et vous avez, pour plagier La Fontaine, de ces malheureux la peinture achevée.

Pourtant, dans la grisaille des jours sans fin de l’internement, il y eut quelques coins de ciel bleu ; grâce à la présence des instituteurs qui s’attachèrent à ces élèves qu’avant la guerre ils avaient peu vus dans leur classe ; surtout grâce à celle de religieux dont l’œuvre première est d’aider les miséreux.

L'abbé Jollec

Il y eut l’abbé Jollec, curé de Méron, en ces années encore petite commune proche de Montreuil-Bellay sur le territoire de laquelle se trouvait l’ensemble des baraques en bois du camp.

Des petits coins de ciel bleuL'abbé Jollec et son évêque dans les années 1930 (Archives privées)


Le jeudi, il sortait les enfants de l’enceinte et les emmenait jouer dans la campagne environnante, n’oubliant jamais de leur distribuer quelques friandises. Trop de compassion, sans doute, et l’administration fit demander un jour à son évêque de lui interdire l’accès au camp. Ces deux extraits de lettres des Archives Départementales du Maine-et-Loire :

- De l’abbé Jollec, le 21 novembre 1941 : Que vont devenir ces pauvres créatures lorsque les vents glacés vont balayer cette plaine dénudée de Champagne ? La mortalité et les épidémies peuvent s’y mettre très facilement. Ce qui presse le plus pour le moment, ce sont des vêtements, des chaussures, et surtout une suralimentation.

- Réponse de l’Administration en date du 27 décembre suivant : L’abbé Jollec […] vient de se rendre indésirable tant par son attitude "débraillée" que par les initiatives intempestives qu’il se permet à chaque instant.

Les sœurs franciscaines missionnaires de Marie

Ne pouvant alors partir en mission à l’étranger, elles ont demandé à vivre dans le camp pour secourir ces corps et ces âmes en perdition. Leurs archives m’ont été récemment confiées, et j’extrais ces quelques lignes de leur journal ainsi que ces dessins. L’intégralité des documents a été publiée dans la quatrième édition de mon ouvrage.

Des petits coins de ciel bleu

Un soir, l’une de nous, passant devant une baraque, plaisante entend Mme D. sur la noirceur des pieds de son fils qui n’ont pas touché l’eau depuis longtemps. La bonne femme se met à rire et répond. « Heureusement, ça ne va pas salir les draps ! »

[Une autre fois,] la même appelait à grand cris son fils, son Mouscrenic (le roi des oiseaux en langage de la route) pour qu’il cherche sa petite Louise, âgée de 3 ans. Mouscrenic n’entend pas… Pleine de philosophie, la bonne femme conclut : « Après tout, y a des barbelés, ma Louise ne n’est pas fait écraser par les autos. » Et elle ne s’en préoccupe plus.

Des petits coins de ciel bleu

Les religieuses logeaient dans un bâtiment du camp, et ne sont allées coucher en ville le soir qu'au cours de l'été 1944, aussitôt après les premiers bombardements par des avions alliés ; elles n'ont quitté les barbelés de Montreuil-Bellay que début janvier 1945, après que les Tsiganes eurent été transférés dans d'autres camps.

Des petits coins de ciel bleu

Une image tendre : une femme, son bébé dans les bras et un autre enfant accroché à sa robe.

La religieuse a dessiné en second plan l'un des clochards raflés dans les rues de Nantes au printemps 1942, internés à Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique) puis à Coudrecieux et Mulsanne (Sarthe) et qui sont quasiment tous mors dans le camp de Montreuil-Bellay pendant l'hiver 1942/1943.