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15 mars 2015

Etre instituteur dans le camp de Montreuil-Bellay

Où l'on voit qu'avoir été nommé instituteur, pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de nomades de Montreuil-Bellay fut une véritable sanction disciplinaire.
 .
Page rédigée à partir d'un dossier (1) qui m'a été adressé par Raymond Delavigne, auteur d'un ouvrage sur la commune où il est né : Villevêque à travers les âges, publié en 2010.

 Le Loir à Villevêque

Le château de Villevêque
Deux clichés du Net.

Nous sommes en février 1942 à Villevêque, petite commune du Maine-et-Loire sur le Loir, à une quinzaine de kilomètres au nord-est d'Angers.

L'affaire du directeur d'école Lagadec 

Le comité local d'entraide aux prisonniers de guerre est présidé par Alexis Fouin, le maire ; le curé, Raymond Coudray, tout juste rentré de captivité en tant qu'ancien combattant de 1914-1918, en est le vice-président  tandis que Pierre Lagadec, directeur de l'école publique, en est le secrétaire et le trésorier. La rumeur publique accuse ce dernier de malversation lors de la confection et la distribution des colis, d’où sa mutation d'office, avec sa femme, également institutrice.
Après la guerre ils sont pourtant invités pour un banquet par les prisonniers réunis qui veulent ainsi marquer leur solidarité avec ce couple d'instituteurs qui n'a pas failli. En réalité, ils ont été injustement dénoncés parce qu'ils ne partageaient pas les sentiments cléricaux pro-vichystes de l'époque.

Des recherches aux Archives départementales ont permis à Raymond Delavigne de retrouver le dossier de cette affaire (1), dossier constitué d'une liasse de 15 pièces, et devenu accessible à la consultation en 2005.

- Voici tout d'abord la lettre de dénonciation manuscrite signée du pseudonyme ''L. Lumière''. On  ne trouve pas trace dans le dossier d'une quelconque interrogation sur l'identité réelle de ce dénonciateur.
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Villevêque le 14 février 1942

         Monsieur le Préfet de Maine-et-Loire, Angers

Dimanche dernier 8 février, avait lieu à la mairie de Villevêque la réunion générale du Comité d'Entraide aux prisonniers de la commune à laquelle étaient invités les autorités civiles et religieuses, les anciens combattants et les familles des prisonniers. Cette réunion, qui aurait dû être placée sous le signe de l'union de tous, ne fut rien moins qu'une manifestation politique et partisane d'avant-guerre, mettant aux prises le Curé, vice-président, et l'instituteur secrétaire, que le Maire président sans autorité se montra impuissant à concilier.
Pendant plus d'une heure de longues et parfois violentes discussions donnèrent à l'assistance la triste impression que la politicaillerie de clocher d'autrefois existait toujours. L'attitude insolente de la femme du secrétaire en fut la meilleure preuve. Le maire président et l'instituteur secrétaire ayant donné leurs démissions, Monsieur le Curé, officier prisonnier rapatrié d'Allemagne, réussit non sans peine à reformer un nouveau comité.
Les assistants, et particulièrement les femmes de prisonniers, sortirent de la salle déçus et écœurés. Depuis, les commentaires vont leur train.
Que s'est-il donc passé depuis six mois au sein du comité ? C'est la question que chacun se pose. Ce malaise doit être dissipé.
Nous venons vous prier Monsieur le Préfet de bien vouloir ordonner une enquête qui s'impose pour rechercher les responsabilités. Etant donné la qualité des personnes en cause, nous n'ignorons pas qu'elle sera délicate, mais elle est nécessaire pour faire taire les racontars et rétablir dans la commune l'ordre et le calme que la municipalité s'est révélée dimanche incapable de maintenir.
Au nom des familles de prisonniers de Villevêque, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos salutations distinguées.
                                                                       L. Lumière

Cette lettre anonyme est annotée par le préfet délégué : Urgent et signalé. Communiqué à Monsieur le Commissaire Spécial.

Mais plusieurs pièces antérieures à cette lettre de dénonciation montrent que M. Lagadec faisait déjà l'objet d'une surveillance, comme le confirme cette note manuscrite à l'entête du Secrétaire Général de la Préfecture :

Villevêque.
M. Lagadec, instituteur à Villevêque.
- hostile à la révolution nationale, dans ses conversations privées, ses allusions ;
- met le désordre dans le Comité des prisonniers, dont il est secrétaire trésorier.
A déplacer lors d'un prochain mouvement.
(Archives Départementales 49 ; W 90 ; Préfecture, cabinet du préfet. Personnel enseignant. Sanctions. Dossiers individuels. 1940-45. Communicabilité 2005. Epoux Lagadec)

- Le Commissaire Spécial ne semble pas avoir attendu l'ordre du préfet car une note dactylographiée, datée du 12 janvier 1942 indique :

Le Commissaire Spécial, Angers
Il a été porté à ma connaissance que M. Lagadec, instituteur public à Villevêque serait dans ses conversations privées, hostile à l’œuvre de rénovation nationale.
Secrétaire trésorier du Comité des prisonniers de guerre de cette commune, il apporterait au sein de cette association une certaine perturbation.
Je vous prie de vouloir bien faire procéder, à ce sujet, à une enquête discrète et m'en transmettre dans le moindre délai possible les résultats.
Le Préfet délégué

- Le 18 février 1942 l'Inspecteur de police spéciale Lamielle adresse son rapport à Monsieur le Commissaire Spécial, Angers

N 63. Objet : renseignements Lagadec instituteur à Villevêque
Référence à la lettre de Monsieur le Préfet de Maine-et-Loire en date du 12-1-42 concernant M. Lagadec, instituteur à Villevêque, j'ai l'honneur de vous rendre compte ce qui suit :
Secrétaire trésorier du Comité des prisonniers de guerre de la commune, Lagadec s'est accaparé de toute la gestion de cette œuvre et il n'y admet l'immixtion de personne ; d'où friction inévitable entre M. le Maire d'une part, qui veut ménager ses administrés, et M. le Curé, d'autre part, qui, lui, tient à ce que cette œuvre fonctionne loyalement et rondement.

Cette situation préjudiciable aux prisonniers de guerre ne saurait être tolérée plus longtemps et M. le Maire envisage de réunir incessamment le Conseil municipal pour réorganiser ce comité et provoquer, si possible, la démission de Lagadec.

Quant à son hostilité envers l’œuvre de rénovation nationale, aucune preuve n'a été relevée contre lui.
Renseignements complémentaires :
Lagadec, Pierre, François, né le 5 septembre 1901 à Plomodiern (Finistère) de Noël Marie et de Doaré Noelle. Marié. Promotion 1917-1920 Quimper. A Angers en 1927.
Attitude politique
a) serait d'idées très avancées
b) en 1936, lors des événements espagnols, aurait fait un voyage en Espagne républicaine.
Cependant aucune preuve ne corrobore ces indications.

Ce dernier paragraphe est souligné de deux traits au crayon rouge dans la marge.

- De son côté, l'Inspecteur d'Académie de Maine-et-Loire écrit à Monsieur le Préfet délégué :

En réponse à votre lettre du 3 mars 1942, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance que la mutation de M. Lagadec, instituteur à Villevêque, vous sera proposée, conformément à vos instructions, lors du mouvement du personnel, à la fin de l'année scolaire. Cette mutation entraîne celle de Madame Lagadec qui est également institutrice, et la nécessité de disposer d'un poste double.

- Le 26 mars 1942, le Préfet délégué envoie une lettre dactylographiée à Monsieur l'Inspecteur  d'Académie. Extraits dans lesquels apparaissent les vraies raisons de la mutation autoritaire :

L'attitude de M. Lagadec semble être largement influencée par les idées subversives, que l'intéressé professait sous l'ancien régime et qu'il n'aurait pas complètement abandonnées.
Pour ces diverses raisons, j'ai l'honneur de vous demander de vouloir bien, lors d'un prochain mouvement, prononcer la mutation de l'intéressé. Cette mesure s'impose en effet toutes les fois que l'on se trouve en présence d'un fonctionnaire dont le loyalisme est suspect, sans toutefois donner lieu, par des actes précis, à une sanction plus grave.

Une note marginale manuscrite à l'encre rouge indique :

Lagadec. Le ménage Lagadec (mari nommé à Maulévrier, femme nommée à Meigné-le-Vicomte). Est détaché au camp de Montreuil-Bellay [2]. Voir arrêté du 30 mars 1942.

- Cette mutation provoque les réactions des élus et du curé, aussi le directeur de cabinet du préfet envoie-t-il une note pour le Préfet :

Maître Rabouin a téléphoné pour appeler l'attention de Monsieur le Préfet sur l'émotion qu'a provoquée la récente mutation de M. Laguadec, instituteur à Villevêque.
Cet instituteur jouissait de la plus grande sympathie dans la commune et le Maire le verrait partir avec le plus grand regret ; M. Rabouin demande s'il ne serait pas possible de se renseigner auprès de M. Drouin [confusion pour M. Fouin)] maire de Villevêque. 

- Par une lettre, datée du 27 mars 1942, M. Fouin écrit au  Préfet Régional :

C'est avec étonnement que je viens d'apprendre le déplacement possible à Montreuil-Bellay de notre instituteur M. Lagadec. Je n'ai pas à discuter une telle décision dont j'ignore le motif exact. Je tiens cependant à vous faire connaître, M. Le Préfet, que jusqu'à maintenant, j'ai toujours entretenu avec M. Lagadec, tant en ce qui concerne l'école où ses qualités professionnelles étaient très appréciées, qu'au sein du Comité des prisonniers où il s'est dépensé pendant un an, les meilleures relations. C'est pourquoi je ne m'explique pas une mesure aussi grave....

- Lettre du curé écrite le lendemain, le 28 mars 1942 :

Monsieur Lagadec, instituteur à Villevêque, m'apprend ce jour qu'il est déplacé pour le motif suivant : dispute avec M. le Maire et M. le Curé au cours d'une réunion du Comité d'aide aux prisonniers.
Sollicité de donner mon avis, je reconnais bien volontiers qu'il n'y ait, ce jour-là, (qui était le 8 février), aucune dispute entre Monsieur Lagadec et moi. Façon de voir différente ne veut pas dire dispute.

- M. Lagadec exerce bien dans le camp de concentration des Tsiganes de Montreuil-Bellay, comme l'indique une note du dossier à entête de la préfecture daté du 8 avril 1942 : Laissons Lagadec à Montreuil, mais prévoir un poste meilleur pour le mouvement d'octobre. 

Jeunes internés devant l'école 
du camp de concentration de nomades de Montreuil-Bellay.

Toutefois, il s'agit d'un poste provisoire jusqu'à la rentrée d'octobre, car l'annotation suivante figure en tête du dossier :

Les époux Lagadec sont nommés à l'école de garçons de Saint-Hilaire-Saint-Florent. Voir arrêté du 20 avril 1942.

Ce qui semble clore l'affaire. Cependant, une note manuscrite écrite au crayon sur un bout de papier [¼ de feuille, c'est l'époque des restrictions] dont l'auteur doit être le Secrétaire Général de la préfecture, indique que l'affaire cache autre chose :

Remis par Me Gardot qui n'excuse pas l'intéressé mais s'étonne que le curé ait pu demander le déplacement de l'instituteur et s'en défend ensuite dans la lettre ci-jointe.

Pour Me Gardot, la mutation doit se faire, mais il serait fâcheux à son avis de donner à cette mesure un caractère de sanction trop prononcé. L'envoi de M. Lagadec au camp de nomades de Montreuil-Bellay serait une mesure excessive.

Dans la réalité, le dossier ne reflète pas toutes les démarches ayant provoqué la mutation de M. Lagadec. La vraie raison est un conflit local entre les tenants de la laïcité républicaine et les cléricaux plutôt en faveur, à cette époque, du régime collaborationniste de Vichy.
Ce type de conflit connaît un nouvel épisode au sein du Conseil municipal lorsqu'il s'agit, à la Libération, de retirer le crucifix du local de la mairie que le régime de Vichy avait affiché.


(1) A D 49 W 90 Préfecture, cabinet du préfet. Personnel enseignant. Sanctions. Dossiers individuels. 1940-45. Communicabilité 2005. Epoux Lagadec.  
[2] Il s'agit du camp de concentration des Tsiganes.

29 avr. 2014

Cérémonie 2014 sur le site du camp

Voir dans le second blog la page complète sur La cérémonie du 26 avril 2014.

 Beaucoup de monde pendant la cérémonie.



Paulette et Henriette Théodore et Odile Ritter, 
toutes trois internées dans le camp de Montreuil-Bellay pendant la Seconde Guerre mondiale.


Avec Odile devant la stèle commémorative. 

 Avec Damien Leboulanger, de la radio RCF Anjou.
(Photo Miloud Kerzazi)

Une histoire qui n'en finit pas de se dire :
la quatrième édition enrichie d'un ouvrage sorti en 1983.




21 sept. 2013

Le camp de concentration de la Morellerie (Avrillé-les-Ponceaux ; Indre-et-Loire)

Samedi 21 septembre 2013.

 A l’invitation de Josette Blanchet, représentante du PCF - les communistes, avec les Tsiganes ayant été les principales victimes de ce camp - de nombreux élus, responsables d’associations et sympathisants se sont retrouvés ce samedi matin près de la stèle érigée sur le site de l’ancien camp qui a sévi pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce camp a été aménagé à la hâte dans la propriété de la Morellerie sise au centre d’un important essart de la forêt entre Continvoir et Avrillé-les-Ponceaux.
L’association de la Mémoire du Camp Tsigane de Montreuil-Bellay était représentée par Karim Fikri, son secrétaire, et ses deux vice-présidents, Jean Richard, fils d’anciens internés, et Jacques Sigot, ancien instituteur et historien, entre autres, des camps de la Morellerie et de Montreuil-Bellay.

Les autres personnes présentes :

Mesdames Claudette Deplaix, porte-drapeaux de L'ANAC, représentante de Familles de Fusillées ;
    Yvette Ferrant, représentante de la Fédération du Parti Socialiste d'Indre-et-Loire.

Messieurs André Bellegarde, président de AREHSVAL ; 
    Fabien Coste, secrétaire fédéral du Parti Communiste d'Indre-et-Loire ; 
    Michel Dollfus, maire-adjoint de Langeais ; 
    François Grandemange, maire de Continvoir ;
    Jean-Claude Guillon, représentant la FNDRP et le comité des Fusillés Tourangeaux du camp du Ruchard, maire de Continvoir ; 
    Daniel Miszputen, représentant les Familles Juives Déportées et Fusillées ; 
    Pirez, secrétaire de l'association Tsiganes et Voyageurs ; 
    Georges Rondeau, président de la Cimade.

M. Mme Bernardo et Emmanuelle Mapuche.

Un journaliste de La Nouvelle République du Centre-Ouest.
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Photos Jean Richard et Jacques Sigot. Cliquer sur les documents pour les agrandir.
 
 Le domaine de la Morellerie.
La stèle est érigée côté Avrillé.

Les gardiens logeaient dans la propriété,aujourd'hui en cours de restauration.

Après la prise de parole de Josette Blanchet et de Jacques Sigot,
pendant la photo du journaliste de La Nouvelle République.

La stèle a été érigée le 14 janvier 2008.

Si le texte que j'avais proposé pour la stèle du camp de Montreuil-Bellay a été refusé par les autorités préfectorales, remplacé par un autre très approximatif, celui-ci a été accepté dans son intégralité.


Ici, dans ce camp de la Morellerie,
furent internés des Tsiganes du 6 décembre 1940
au 8 novembre 1941,
 et des communistes, du 1er juillet au 17 novembre 1941,
avant d’être transférés dans d’autres camps de la région.
Passant, pense à ta Liberté, cette Liberté qu’on leur refusa.

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Le camp de La Morellerie

Historique
En octobre 1940, ils sont 120 nomades sur les 300 premiers arrivants à « La Morellerie », refoulés de la région côtière bordelaise. Seuls les nomades restent à La Morellerie, les autres sont dirigés sur le camp de la Lande, à Monts (Indre-et-Loire).
Ils sont rejoints, en juillet 1941, par 25 communistes raflés surtout à partir de janvier 1941 en Indre-et-Loire et dans le Loir-et-Cher sur ordre des préfectures, le plus souvent pour raison de propagande.
L’effectif maximum à La Morellerie, le 16 octobre 1941, comptabilise 276 nomades en 45 familles : 91 hommes et 77 femmes au-dessus de 13 ans, et 105 enfants, surveillés par 27 gendarmes. Pendant les onze mois que dure le camp, sont enregistrés 3 décès : deux adultes et un enfant.

 Vestiges de la clôture du camp photographiés en juillet 2005,
aujourd'hui disparus.

Le camp, entouré d’une double enceinte de fil de fer barbelé, est composé de 4 grandes baraques et de 2 plus petites. Il comprend une école, une infirmerie, une cuisine, une buanderie… Les internés occupent des pièces communes ; des lits en bois alignés sont garnis de paille.
Le docteur de Gizeux assure le service sanitaire ; une école, ouverte dans le camp à la demande du sous-préfet de Chinon, est tenue par un couple d’instituteurs originaire d’Alsace.

La décision de fermer La Morellerie arrive le 3 novembre 1941.
260 nomades, dont 60 de moins de 7 ans, quittent le camp le 8 novembre, transférés dans celui de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) qui ouvre ce jour-là.
20 militants communistes partent le 17 novembre pour le camp de Rouillé, dans la Vienne, 5 ayant été libérés. Quatre familles d’étrangers sont dirigés sur Châteaubriant (Loire-Atlantique, ex Inférieure).
Les gendarmes se rendent au camp de la Lande, à Monts (Indre-et-Loire) où viennent d’être internés des israélites étrangers.

L’une des baraques du camp séjourne longtemps dans le jardin du presbytère de Gizeux pour disparaître ces dernières années. D’autres servent de vestiaires sur le terrain de sport.

 L'ancienne baraque du camp n'est plus dans le jardin du presbytère de Gizeux.
 
Une touche d’humour : l’une des baraques est donnée à la commune de… Saint-Pierre-des-Corps - sachant que l'ancien maire a peut-être logé dedans - pour servir de cuisine d’entraide.

Deux dates :
 
23 août 1939 : Signature du Pacte de non-agression germano-soviétique les communistes, considérés comme inféodés à l’Union Soviétique, deviennent officiellement des traîtres dès la déclaration de la guerre, ce qui conduit ceux de l’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher dans le camp du domaine de la Haute-Barde (Beaumont-la-Ronce) puis à la Morellerie.

6 avril 1940 : Albert Lebrun, dernier président de la 3ème République, signe le décret interdisant la circulation des nomades pendant toute la durée des hostilités, et les assigne à résidence dans une commune par département sous surveillance des services de la Police. La Morellerie est le camp pour l’Indre-et-Loire.

Deux hommes :
Robert Pierre, dit Robespierre, Hénault, maire de Saint-Pierre-des-Corps une première fois en 1919,  réélu en 1935. Il est déjà arrêté en mai 1925 et emprisonné pendant 6 mois pour propagande antimilitariste lors de la répression de troubles nationalistes au Maroc. Il est destitué le 2 octobre 1939, et arrêté de nouveau le 24 juin 1941. Quand le camp de la Morellerie est fermé en novembre 1941, il est envoyé le 17 avec ses camarades dans le camp de Rouillé (Vienne). Sauvé par un médecin roumain ami qui le fait, prétendument moribond, rapatrier chez lui. Son épouse meurt peu après, en juin 1944. Lui-même décède en juin 1963. Il est enterré à Montrichard.

Les "internés administratifs" dans le camp de Beaumont-la-Ronce.
Robespierre Hénault, amputé du bras droit, est à l'extrême gauche.

Jean Renard, fils du chef cantonnier de Continvoir, est nommé directeur du camp de la Morellerie. Le 8 novembre 1941, il accompagne les internés nomades dans le camp de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) où il devient lui-même sous-directeur. Chef de la section montreuillaise du réseau de Résistance saumurois "Aristide Buckmaster", il est arrêté le 18 septembre 1943, emprisonné au Pré-Pigeon à Angers, puis déporté en Allemagne où il disparaît dans le camp de Buchenwald.

 Jean Renard, décédé à Buchenwald fin février 1944 à 31 ans.


22 avr. 2012

Le camp de Montreuil-Bellay à la télévision

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A l'occasion de la cérémonie nationale officielle en hommage aux Tsiganes victimes de la Seconde Guerre mondiale, célébrée depuis 1990 le dernier samedi du mois d'avril sur le site de l'ancien camp de concentration de Montreuil-Bellay, la chaîne LCP-Assemblée nationale programme le 27 avril à 21 h 05 et plusieurs fois les jours suivants, un documentaire inédit de 55 minutes du cinéaste Alexandre Fronty.

Cliquer sur les documents pour les agrandir.


Cliquer nécessairement sur le document ci-dessous pour le lire


4 avr. 2012

Le printemps 2012 du camp de Tsiganes de Montreuil-Bellay


Attention :
- Le 27 avril à 21 h 05 : La chaîne LCP AN programme un documentaire de 52 mn d'Alexandre Fronty :
Montreuil-Bellay, Un camp tsigane oublié
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Cliquer sur le lien pour plus d'informations (pages 1 et 2) :
http://www.lcp.fr/IMG/pdf/LCP_-_Bulletin_des_programmes_-_semaine_17-2.pdf


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Avril 2012, un mois particulièrement généreux pour la Mémoire de l'ancien camp de concentration pour Tsiganes de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire).

- Le 2 avril, Jean Richard (Jean-Jean), vice-président de L'AMCT, m'a accompagné pour aller chercher à Nantes une maquette du camp réalisée il y a une vingtaine d'années pour une exposition des Anneaux de la Mémoire. Cette maquette, qui avait disparu depuis, a été récemment localisée par la DRAC de Nantes.
Sans que j'en eusse jamais été informé, son auteur avait travaillé à partir de mes travaux puisque j'y découvris mes photos et, surtout, des erreurs que j'ai corrigées grâce à de nouvelles recherches.
Il m'arrive souvent de retrouver fortuitement des plans ou des documents empruntés - pour ne pas dire plus - à mes publications ; quand ce ne sont pas certains "emprunteurs" qui ne me connaissent plus... après que je les ai aidés.

Cliquer sur les visuels pour les agrandir


- Dès le 9 avril : La revue Actualité de l'Histoire, des éditions parisiennes HC, publie dans son numéro d'avril un important dossier sur l'internement des Tsiganes en France pendant la Seconde Guerre mondiale et sur le camp de Montreuil-Bellay.

- Des camps pour les Tsiganes ?
- Montreuil-Bellay, un camp de concentration ?
- Qui sont les Tsiganes ? Nomades, Manouches, Gitans, Roms, Bohé-
miens...

Ce dossier m'a été demandé à la suite de ces paroles "malheureuses" de François Hollande à Canal + le 12 février dernier, interrogé par Anne- Sophie Lapîx, reprises subjectivement par des journalistes... :
Il faut des règles européennes pour éviter que nous reconnaissions cette circulation [des Roms] encore et encore. Ensuite, qu'il y ait des camps qui puissent être ceux de notre propre décision, c'est-à-dire éviter que ces populations s'installent n'importe où. On organise une solution. [...] C'est de la responsabilité de l'Etat.

Page 70 de la revue Actualité de l'Histoire, avril 2012

Page 4

- Si vous ne trouvez pas cette revue dans votre Maison de la presse, elle peut vous la commander en lui fournissant le code barre :

ou en le commandant directement à Actualité de l'Histoire 12, rue Labrouste - 75015 Paris.
6, 20 € + 2.90 € (frais de port).


- Le vendredi 13 avril : A 11 h, accueil d'élèves du Lycée Roc Fleury de Ruffec (Charente) pour une visite commentée du site du camp. Les lycéens ont auparavant participé à une animation sur la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, animation organisée par le Centre de la Résistance de Thouars.


Les lycéens de Ruffec sur le toit de l'ancienne prison du camp.
Au premier plan, la stèle commémorative.

Cliquer sur les photos pour les agrandir...

- Le 27 avril à 21 h 05 : La chaîne LCP AN programme un documentaire de 52 mn : Montreuil-Bellay, Un camp tsigane oublié.

http://www.lcp.fr/IMG/pdf/LCP_-_Bulletin_des_programmes_-_semaine_17-2.pdf

Synopsis : S'inspirant des travaux de Jacques Sigot qui l'a aidé à retrouver des acteurs et des témoins de cette histoire, Alexandre Fronty (Zoulou Compagnie, zc@zouloucompagnie.com) réalise un documentaire sur le camp de Montreuil-Bellay et sur l'internement des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ce film, qui raconte un drame oublié dont les rescapés tsiganes et leurs enfants parlent avec réticence et douleur, sera programmé fin avril 2012 par la chaîne télévisuelle LCP AN.


Inédit dans ce film : la reconstitution virtuelle très réaliste du camp.

J'ai légendé la partie centrale du camp, extraite de la reconstitution virtuelle du film d'Alexandre Fronty. (Copyright Zoulou Compagnie et Jacques Sigot).

- Le 28 avril : Comme chaque année le dernier samedi du mois d'avril depuis 1990, a lieu à 10 h 30 sur le site de l'ancien camp - inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis juillet 2010, et proposé récemment au classement, cette fois, comme Monument historique - une cérémonie nationale en hommage aux Tsiganes victimes de la Seconde Guerre mondiale.
Cette année, L'AMCT (Association des Amis de la Mémoire du Camp Tsigane de Montreuil-Bellay) organise, ce même jour après la cérémonie, son assemblée générale ouverte à tous, avec projection du film d'Alexandre Fronty (amphithéâtre du Lycée Agricole Edgard Pisani).
La maquette du camp sera pour la première fois exposée.

- Le 29 avril à 15 h, à Sainte-Maure-de-Touraine : Animation autour de la projection de Liberté, de Tony Gatlif qui a emprunté à mon ouvrage le personnage principal de son film, Taloche, interprété par James Thierrée, petit-fils de Charlie Chaplin.


4 janv. 2012

Historique de Montreuil-Bellay

L'Anjou aurait autrefois compté 32 villes closes. Montreuil-Bellay, à la limite de l'ancienne province du Poitou, a conservé la presque totalité de son enceinte fortifiée et quatre de ses six portes monumentales de la fin du Moyen Age.

Aux origines

Le menhir de Lenay

Au néolithique, le site était déjà fréquenté par l'homme, comme en témoigne la présence de trois mégalithes ; mais l'existence, à proximité d'un gué sur la rivière du Thouet et au pied de l'escarpement sur lequel se trouve la ville actuelle, d'une petite bourgade groupée autour d'une première église n’est certaine que depuis le Haut Moyen Age.

Vers 1025, Foulque Nerra fit fortifier le tertre en y dressant l'un de ses innombrables donjons, vraisemblablement en bois et en terre, la pierre, déjà employée pour la construction des églises, ne se généralisant qu'au siècle suivant pour les châteaux. Pourquoi fortifier cet endroit ? Si les réponses sont nombreuses, aucune n'est certaine. Pour protéger le gué et le village proches ? Pour ajouter une défense à la limite des possessions angevines du Comte face au Poitou ? Pour parfaire l'encerclement de Saumur qui appartenait à Gelduin le Danois, l'ennemi ? Il est communément écrit que le donjon et le fief furent donnés peu après par le comte à Berlay le Vieux. Pendant près de deux siècles, les Berlay se succédèrent, dynastie de seigneurs orgueilleux qui tyrannisèrent la région.

Montreuil-Bellay était né. Bellay viendrait de Berlay, après déformation orthographique. Pour Montreuil, les historiens traditionnels se réfèrent à la traduction du latin monasteriolum, mais peut-être suffit-il de vérifier la toponymie des autres Montreuil angevins (Montreuil-Juigné, Montreuil-sur-Maine et Montreuil-sur-Loir), voire des autres Montreuil français, pour trouver plus sûrement l'origine de ce nom dans ces autres mots latins mons rivuli, une éminence près d'une rivière.

1151 : Geoffroi Plantagenêt, après un siège long de plus d'une année, ou de trois, selon une autre source, détruisit le donjon et ses abords.


Montreuil-Bellay dans le royaume de France

1205 : Philippe Auguste rattacha l'Anjou à la couronne de France. Neuf ans plus tard, son fils, le futur Louis VIII, s'emparait de Montreuil.

1212 : A sa mort, Giraud III Berlay n'avait que des filles. Le domaine, selon la loi d'Anjou, échut à l'aînée et entra ainsi dans la famille des vicomtes de Melun qui fit construire l'enceinte de la ville close, et une nouvelle forteresse dont il reste d'importants vestiges.

Ligne des remparts à la Perruche

1415 : Guillaume IV, vicomte de Melun et comte de Tancarville disparurent lors du désastre d'Azincourt où l'armée française, une "cohue" de 40 000 nobles, se laissa embourber dans un terrain détrempé par la pluie et se fit massacrer par les archers britanniques. Le seigneur de Montreuil n'avait pas d'héritier mâle. Marguerite, sa fille aînée, fit passer le fief dans la maison des d'Harcourt qui acheva la ligne des remparts.

La porte Saint-Jean, construite par les d'Harcourt

Guillaume d'Harcourt fut seigneur de Montreuil-Bellay pendant 49 ans, de 1438 à 1487, et lui et son épouse, Yolande de Laval, firent construire, ou reconstruire, quelques-uns des plus beaux monuments de la ville : les châteaux et la collégiale, l'Hôtel-Dieu-Saint-Jean, la Grange à dîme...

Ensemble des trois châteaux enfermés dans une enceinte plus ancienne

Montreuil-Bellay chef-lieu de la seconde élection de l'Anjou

1488 : Les Orléans-Longueville héritaient de la baronnie. En 1568, la ville basse ainsi que des quartiers périphériques furent ravagés par les troupes protestantes du prince de Condé. En octobre 1653, le château servit de refuge-prison à la sœur du Grand Condé, la duchesse de Longueville, exilée par la Cour et son mari lassés de ses incartades pendant la Fronde.

1662 : Le château fut acheté pour une somme de 626 000 livres par le maréchal de la Meilleraye. Ce dernier, à sa mort, n'avait pas non plus d'enfant, et sa seconde femme fit entrer la propriété dans la famille des Cossé-Brissac.

Montreuil faisait partie de la généralité de Tours et du diocèse de Poitiers. En tant que siège d'une Maîtrise particulière des Eaux et Forêts et d'une Election, la seconde de l'Anjou après celle d'Angers, longue de 95 km, de 25 km dans sa plus grande largeur, le bourg commandait à 57 paroisses, dont celle de Cholet, et abritait dans ses murs un subdélégué, des fonctionnaires royaux et l'appareil des tribunaux ; ce qui explique le nombre important de belles et grandes demeures à l'intérieur de son ancienne enceinte.

Une belle demeure du XVIème siècle

Cette élection correspondait à deux régions géographiques complémentaires : les buttes calcaires du Montreuillais et du Thouarsais chargées de vignobles, et les terrains primaires des Mauges couverts de prairies et de bois. L'Election comptait 41 148 habitants, dont 1 584 pour Montreuil. Mais, à partir de 1750, Cholet et Maulévrier eurent leur propre subdélégué et notre cité perdit sa prédominance sur les Mauges dont la capitale s'industrialisait.

1754 : Par contrat daté du 22 juin, le duc de la Trémoille acquit la baronnie moyennant 700 000 livres, tant pour le prix principal que pour les droits seigneuriaux dus au domaine du Roi. Mais les nouveaux propriétaires ne vinrent jamais sur leur terre. Jean-Pierre Gain, originaire de Paris, procureur fiscal, avocat et notaire, administrait leurs biens en leur absence, biens qui furent déclarés "nationaux" à la Révolution et dès lors confisqués ; les maîtres se trouvant outre-Rhin furent supposés avoir émigré. Montreuil-Bellay devint Montreuil-le-Thouet afin de bannir toute allusion aux anciens seigneurs. Pendant la Guerre de Vendée, le 8 juin 1793, l'arrière-garde de l'Armée Catholique et Royale repoussa les troupes républicaines du général Salomon au pied de la ville, dans la plaine de Thouars. En décembre, 260 femmes de la province insurgée furent emprisonnées dans le château, puis 60 autres en janvier 1794. Le typhus emporta les plus faibles.


Le déclin

Montreuil-Bellay vécut très mal le départ de l'Administration pour Saumur élevé par la Révolution au rang de sous-préfecture du nouveau département du Maine-et-Loire. D'autant plus qu'une autre catastrophe s'était abattue sur la ville : la ruine des écluses qui permettaient la navigabilité du Thouet. Montreuil avait perdu bientôt toute une partie de son commerce.

Le Thouet fut un temps navigable de Montreuil à Saumur

Puis, comme pour le reste du pays, les gouvernements se succédèrent dans le plus grand conformisme des populations. Le château, rendu aux de la Trémoille, fut vendu en 1822 à un riche négociant de Saumur, Jean Nivelleau, qui, selon certains auteurs, aurait servi de modèle à Balzac pour son père Grandet. Enfin, par alliance, il entra dans la famille de Grandmaison.

Il est aujourd'hui, par mariage, dans la famille de Valbray.

Les châtelains successifs de Montreuil-Bellay

Au XXe siècle

Montreuil-Bellay paya un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale : pendant cinq années, un camp de concentration, route de Loudun, enferma successivement des Républicains espagnols à qui l'on demanda, dès janvier 1940, de participer à la construction d'une poudrerie, des civils et des soldats de toutes nationalités après la déroute de nos armées en juin 1940, des Tsiganes, appelés nomades depuis la loi du 16 juillet 1912, des clochards nantais, des Russes "blancs", des collaborateurs de la région ; enfin des civils allemands, surtout des femmes, et des épouses hollandaises de nazis.

Le camp photographié en 1944 par la presse de Vichy (Archives J. Sigot, J.-C. Leblé)

Automne 1943, furent arrêtés, emprisonnés puis déportés les membres d'un réseau de Résistance Buckmaster, dont Gaston Amy, l'ancien maire de la ville, qui disparurent quasiment tous dans les camps Outre-Rhin.

1965 : Edgard Pisani, ministre du général de Gaulle, devint maire et, jusqu'en 1975, il donna un nouveau souffle à la vieille cité qu'il modifia profondément.



31 août 2011

Montreuil-Bellay Le camp de concentration de la route de Loudun


Brochure : Le camp de concentration de la route de Loudun.
Editions de la Houdinière, Montreuil-Bellay, n° 6, septembre 2011.
ISBN: 978-2-905941-06-0 une publication sur l'ancien camp de la route de Loudun, sous forme d'une brochure 21/29,7 cm très illustrée.
Cliquer sur les documents pour les agrandir.





Sommaire :
- p. 2 : Remerciements.
- p. 3 : Un camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale Montreuil-Bellay 1940-1945
- pp. 4 à 18 : Un camp pour les Tsiganes... et tous les autres ; historique du camp.
- p. 8 : Le camp provisoire de la Motte-Bourbon (encadré).
- pp. 10 et 11 : Le camp vu par la presse de Vichy.
- pp. 12 à 14 : Le camp vu par les Religieuses.
- pp. 15 à 17 : Le camp vu par un ancien interné.

Aristide avait une douzaine d'années quand il a été interné à Montreuil avec sa famille. Le 16 janvier 1945, lui et les siens étaient transférés dans le camp de Jargeau (Loiret) où il est ici photographié en communiant (1ère rangée, 1er en partant de la droite).


Ci-dessous, la page 17 de la brochure avec trois des six dessins de mémoire d'Aristide.


- p. 18 : Aux civils allemands de connaître les barbelés angevins, de janvier à novembre 1945.
- p. 19 : Le camp vendu aux enchères en octobre 1946.
- pp. 20 à 22 : Un camp sauvé de l'oubli.
- p. 23 : Vestiges visibles ou disparus.
- pp. 24 et 25 : Des images à oublier.
- pp. 26 et 27 : Chaque année, le dernier samedi d'avril.
- pp. 28 et 29 : Le camp de Montreuil-Bellay dans la presse.
Le JDD du samedi 7 août 2010 ; Le Monde du mardi 10 août 2010.
- Le camp de Montreuil au cinéma.

Ci-dessous, la page 25 de la brochure...


- p. 32 : Le camp de Montreuil-Bellay aux Editions Wallâda.



- 8 €, aux éditions de la Houdinière, 273, rue de la Salle 49260 Montreuil-Bellay.
- 10 €, par envoi postal, franco de port. (adresse ci-dessus)

Ci-dessous, la page 32 de la brochure.


Pour de plus amples informations sur cette 4ème édition :
http://jacques-sigot.blogspot.com/2008/08/montreuil-bellay-un-camp-de.html